SCENE PREMIERE
Le Baron HARTLEY, Madame MURER, EUGÉNIE, BETSY.
Le Thiatrt reprétentt un Sallon à la Française du meitteur piiit. Des malles et des paquets indiquent qu'on vient d'arriver. Dans un des coins est une table chargée d'un cabaret à thi. Les Dames sont assises auprès. Madame Murer lit un papier anglais près de la bougie. Eugénie lient un ouvrage de brode rie. Le Baron est assis derrière la table. Belsy est debout à côté de lui, tenant d'une main un plateau avec un petit verre dessus, de l'autre une bouteille de marasquin empaillée ; elle verse un verre au Baron, et regarde après de côte et d'autre.
Betsy.
Comme tout ceci est beaul Mais c'est la chambre de ma Maltresse qu'il faut voir.
Le Baron, apris avoir bu, remettant son verre sur le plateau.
Celle-ci à droite?
Betsy.
Oui, Monsieur; Tautre est un passage par où Ton monte chez Madame.
Le Baron.
J'entends : ici dessus.
Madame Murer.
Vous ne sortez pas, Monsieur? Il est six heures. •
Le Baron.
J'attends un carrosse... Hé bien! Eugénie, tu ne dis mot. Est-ce que tu me boudes? Je ne te trouve plus si gaie qu'autrefois.
Eugénie.
Je suis un peu fatiguée du voyage, mon père.
Tu as pourtant couru le jardin tout l'après-midi avec ta Tante.
Eugénie.
Cette Maison est si recherchée...
Madame Murer.
Il est vrai qu'elle est d'un goût... comme tout ce que le Comte fait faire. On ne trouve rien à désirer ici.
Eugénie, à part.
Que celui à qui elle appartient. {Betsy sort*.)