PERSONNAGES
Acteurs.
Le Baron HARTLEY, père d'Eugénie.
Le Lord Comte de CLÂRENDON, Amant d'Eugénie, cru son Epoux.
Mad. MURERy Tante d'Eugénie.
EUGÉNIE, fille du Baron.
SIR CHARLES, frère d'Eugénie.
COWERLY, Capitaine de haut bord, ami du Baron.
M. Préville •,
M, Bellecourt,
Mad. PrMlle.
Mlle. Doligny.
M. Velene.
M, GrandvaL
DRINK, Valet de chambre du Comte de Clarendon.
I M. Auger.
BETSY, Femme de chambre d'Eugénie. Mlle. Fanier.
ROBERT, premier Laquais de Mad. Murer. M. Feulie,
Personnages muets* Des Valets armés.
I. N. B, Les Directeurs de Troupes sont avertis que ce n'est point en ^a qualité de premier Comique aux Français que le Rôle du Baron Hartley a été destiné à M. Préviile, mais parce qu'il est grand Comédien. J'ai TU gâter en Province le Rôle d* Antoine, dans le Philosophe sans lesçavwr; le Valet Comique sçachant que M. Préviile Tavait joué à Paris, s'en empara et se donna la torture pour rendre plaisant un Rôle dans lequel M. Préviile nous avait fait pleurer.
Habillement des Personnages^ suivant le Costume de Vétat de chacun en Angleterre,
Le Baron HARTLEY, vieux gentilhomme du pays de Galles, doit avoir un habit gris et veste rouge à petit galon d*or; une culotte grise, des bas gris roulés, des jarretières noires sur les bas, de petites boucles à ses souliers quarrés et à talons hauts ; une perruque à la brigadîere ou un ample bonnet, un grand chapeau à Ragotzi; une cravate nouée et passée dans une boutonnière de Phfibit ; un surtout de velours noir pardessus tout l'habillement.
Le Comte de CLARENDON, jeune homme de la Cour : un habit à la Française des plus riches et des plus élégans]: xians les IV* et V* Actes, un fracq tout uni à revers de même étoffe.
Madame MURER, riche veuve du pays de Galles : une robe Anglaise toute ronde, de couleur sérieuse, à bottes, sans engageantes, sur un corps serré descendant bien bas; un grand fichu quarré à dentelles anciennes attaché en croix sur la poitrine; un tablier très-long, sans bavette, avec une large dentelle au bas; des souliers de même étoffe que la robe; une barette Anglaise à dentelles sur la tête, et par-dessus un chapeau de satin noir à rubans de même couleur.
EUGÉNIE ; une robe Anglaise toute ronde, de couleur gaie, à bottes, comme celle de Madame Murer; le tablier de même que sa tante; des souliers blancs ; un chapeau de paille doublé et bordé de rose, une barette Anglaise à dentelles sous son chapeau.
SIR CHARLES : un fracq de drap bleu de roi à revers de même étoffe, boutons de métal plats, veste rouge croisée à petit galon; culotte noire, bas de fil gris; grand chapeau uni, co-
carde noire; les cheveux redoublés en queue grosse et courte; manchettes plattes et unies.
M. COWERLY, Capitaine de haut bord: grand uniforme de Marine Anglaise ; habit de drap bleu de roi à paremens et revers de drap blanc, un galon d'or à la Mousquetaire ; veste blanche, même galon; double galon aux manches et aux poches de Phabit; boutons de métal en bosse unis; grand chapeau bordé, cocarde noire fort apparente ; cheveux en cadenettes.
DRINK : habit brun à boutonnières d*or et à taille courte, (ait à l'Anglaise.
BETSY, jeune fille du pays de Galles : une robe Anglaise de toile peinte toute ronde, à bottes; très-petites manchettes; fichu quarré et croisé sur la poitrine; tablier de batiste trèslong; barette à l'Anglaise sur la tête; point de chapeau.
La Scène est à Londres^ dans une Maison écartée, appartenant
au Comte de Clarendon,
Pour Vintelligence de plusieurs Scènes, dont tout rejet dépend du Jeu théâtral, fai cru devoir joindre ici la disposition exacte du Sallon. Aux deux côtés du fond, on voit deux portes : celle à droite est censée le passage par où, Von monte cAq[ Madame Murer; celle à gauche est l'appartement d'Eugénie. Sur la partie latérale du Sallon, à droite, est la porte qui mené au jardin ; vis-à-vis, à gauche, est celle d'entrée, par oii les visites s'annoncent. Du Plafond descend un Lustre allumé ; sur les côtés sont des cordons de sonnettes dont on fait usage. Cette vue du Sallon est l'aspect relatif aux Spectateurs. En lisant la Pièce on sentira la nécessité de connoître cette disposition des lieux, que j'ai indiquée en partie dans le Dialogue de la première Scène.