‹ Théâtre complet de Beaumarchais, réimpr. des éd. princeps, avec les variantes des MSS. originaux (volume 2)Chapitre 123 sur 184 · I. Variante 43..— 3. Varianle · texte numérisé non relu

I. Variante 43..— 3. Varianle

a64 X.JB5 DEUX AMIS.

Aurelly, mon ami dès ren£since. Avec quelle tendresse il m'offrit un asyle ! Il sollicita, il obtint, à mon insu, la place que j'occupe encore; il fit plus, il vainquit ma répugnance pour un état aussi éloigné de celui que j'avais embrassé. « Prenez, prenez (me dit-il), et, si vous craignez que l'état « n*honore pas assez l'homme, ce sera l'homme qui hono* « rera l'état. Plus l'abus d'un métier est facile, moins il Êiut c l'être au choix des gens qui doivent l'exercer; et qui sait, •c dans celui-ci, le bien qu'un homme vertueux peut faire, <c tout le mal qu'il peut empêcher ? » Son zèle éloquent me gagna, il m'instruisit au travail ; il me servit de père. O mon cher Aurelly !

Dabins.

Vous m'avez interdit toute représentation.

MÉLAC père.

N'ajoutez pas un mot. Les cent mille francs que vous tenez en Lettres de Change sont à moi ; puis-je en user mieux au gré de mon cœur? A l'égard du reste, Saint-Alban est en tournée pour trois mois... Aurelly aura le temps nécessaire

Mais, d'un moment à l'autre, il peut vous venir tel ordre...

MéLAC père.

Je vous ai dit que je vais à Paris : j'y aurai bientôt |recouvre les effets d' Aurelly ; j'en ferai de l'argent, si l'on m'en demande^ Ce n'est ici qu'un bon office, comme vous voyez.

Dabins.

Monsieur, je vous admire.

MÉLAC père.

Allez, mon ami, qu*il ne vous retrouve point avec moi.

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