‹ Théâtre complet de Beaumarchais, réimpr. des éd. princeps, avec les variantes des MSS. originauxChapitre 132 sur 167 · I. Édit, tuiv. : et emporte l'écrin · texte numérisé non relu

I. Édit, tuiv. : et emporte l'écrin

^4 MÈRE COUPABLE. 3i3

t'adopte. Si tu savais à quel point tu m'es chère I Tu seras heureuse, ma fille, et du bonheur de la vertu. Celui-là peut dédommager des autres S

Florkstime.

Mais croyez-vous, Madame, que mon dévouement lie r^^ mène à Léon, à son fils? car il ne faut pas se flatter : son injuste prévention va quelquefois jusqu'à la haine.

l/im Alm^viva.

Chère fiUe , j'en ai l'espoir.

LÉON

C'est l'avis de monsieur Bégearss : il me l'a dit. Mais il m'a dit aussi qu'il n'y a que maman qui puisse opérer ce miracle; aurez-vous donc la force de lui parler en ma faveur?

M"« Almaviva.

Je l'ai tenté souvent, mon fils, mais sans aucun fruit apparent.

Léon.

O ma digne maman! c'est votre douceur qui m'a nui. La crainte de le contrarier vous a trop empêchée d'user de la juste influence que vous donnent votre vertu et le respect profond dont vous êtes entourée. Si vous lui parliez avec force, il ne vous résisterait pas.

Page 1