‹ Théâtre complet de Beaumarchais, réimpr. des éd. princeps, avec les variantes des MSS. originauxChapitre 146 sur 167 · I . Édit. w/v. : «vec horrenr · texte numérisé non relu

I . Édit. w/v. : «vec horrenr

Figaro, désolé,

O proscription sur moi! si Targent est remis, tout ce que j'ai fait est perdu. Je cours chez M. Fal. Dieu veuille qu'il ne soit pas trop tard !

AuuvivA, à Figaro.

Le traître n*y peut être encore.

Figaro.

S*il a perdu un temps, nous le tenons : fy cours. (Il peut sortir,)

Almaviva vivement Varrête.

Mais, Figaro! que le fatal secret dont ce moment vient de t'instruire reste enseveli dans ton sein.

Figaro, avec une grande sensibilité.

Mon bienfaiteur! il y a vingt ans qu'il est dans ce sein- Ut, et dix que je travaiUe à empêcher qu*un monstre n'en abuse : attendez surtout mon retour» avant de prendre aucun parti.

Almaviva, vivement.

Penserait-il se disculper?

Figaro.

Il fera tout pour le tenter; (// tire une lettre de sa poché) mais voici le préservatif. Lisez le contenu de cette épouvan-

table lettre : le secret de l'enfer est là. Vous me saurez bon gré d'avoir tout fait pour me la procurer. (// lui remet la lettre de Bégearss.) Suzanne, des gouttes à ta maîtresse; tu sais comment je les prépare. (// lui donne un flacon,) Passez-la sur sa chaise longue * ; et le plus grand calme autour dlelle. Monsieur, au moins ne recommencez pas : elle s'éteindrait dans nos mains !

Almaviva, exalté.

Recommencer? je me ferais horreur !

Figaro, à M** Almaviva.

Vous l'entendez. Madame, le voilà dans son caractère ! et c'est votre époux* que j'entends. Ah 1 je l'ai toujours dit de lui : La colère, chez les bons cœurs, n'est qu*un besoin pressant de pardonner! (// s'enfuit*.)

(Almaviva et Léon la prennent sous les bras; ils sortent tous.)

I. Édit. iuiv. Ce commeDcemeot de phrase est supprimé. 3 Édit. iuiv. : c'est moo mdtre....

Page 1