‹ Théâtre complet de Beaumarchais, réimpr. des éd. princeps, avec les variantes des MSS. originauxChapitre 165 sur 167 · I . Êdit, wfr. Cctu ipcMtnpbc t la iUrolatiaD cM · texte numérisé non relu

I . Êdit, wfr. Cctu ipcMtnpbc t la iUrolatiaD cM

Variante I.

FiGAROy appuyant.

Qui? Thoanéte M. Bégearss?

Var IL

J'en suis sûre à peu près, quoiqu'il ne me l'ait pas confié.

FlGAEO.

Tourmenté par ce noir soupçon , je vais chez le notaire du Comte me débarrasser d'un portefeuille de i,5oo,ooo francs, arrivés de Cadix pour la vente qu'il a faite de ses biens à la Vera Cruz. En conversant, j'apprends par M. Fal qu'il est chargé par notre maître de faire en secret un contrat...

de mariage ?

Suzanne.

Figaro.

... pour sa pupille, avec quelqu'un que l'on ne nomme pas, mais qu'on dit possesseur d'environ i,5oo,ooo livres. Parbleu !

36a VARIANTES

j'ai mis le doigt dessus l'homme aux lySoo^ooo livres : c'est le major Bégearss; le prétendu bien qu'il possède, c'est notre

maître qui le donne, et voilà où va s'engouffrer notre argent de la Vera Crux, en attendant que tout le reste y passe.

Vflr. ///.

Celle-ci crut avoir un père ; il ne l'était que pour la forme» et son parrain... Bref, jK puis l^pouser.

Var. IV.

... Ces choses-là ne s'oublient guère.

Suzanne.

En vous donnant sa plus tendre amitié ?

BéOEAESS.

Oui, le besoin de s'épancher avec un confident instruit.. {En pathelinant.) Ma chère Suzanne y mit plus de grâce.

Suzanne.

Il vous prend là, Monsieur, d'obligeants souvenirs.

BEGEARSS

L'ai-je donc jamais oublié?...

... Ou si, dans ces nouvelles et merveilleuses lois, le divorce s'établissait... . Tous nos matériaux sont prêts sur certaine affaire que tu sais.

Var. VL

Suzanne.

Mais j'y veux être.

BiGBAUS.

II ne s'agit que d*un coup d*œil.

A cause du double fond; vous en connaissez le secret?

BéGBARSS.

C'est moi qui l'ai fiût faire ; mais il y a si longtemps !

Suzanne.

Où sont serrées ces malheureuses lettres qui lui font verser tant de larmes? Ah ! pourquoi les lui remîtes-vous ?

BéCEARSS.

Pouvais -je les garder, quand un ami mourant m'avait chafgé de las lui rendre ?

Suzanne.

Vous sentez que ce double fond....

BAoBAftss la regarde dans les ynux»

Est impossible à deviner. Sais-tu l'ouvrir, toi ?

Suzanne.

Non.

BéGBAKSS.

Tant pis.

Suzanne.

Pourquoi ?

Bégbaess.

Je t'aurais dit d'ôter ces lettres, puisque tu crains..

Suzanne.

Je ne cnûna pas, mais j'ai peur seulement...

BtoSAKSS.

Donc il faut se garder d'éveiller un pareil soupçon. ... Paix ! paix ! le voici qui vient.

Yar. VIL ... de lui demander quelque chose.

Le Coictb.

Ah ! c'est peu de chose, en effet. Je voudrais, pour certain projet, faire voir à mon joaillier le bel écrin de u maîtresse; mais je désirerais que la Comtesse n'en sût rien.

Var. VIII.

Quand on veut vivre dans un pays , il n'en faut point heurter les préjugés, ni y demeurer sans adopter les opinions nouvelles.

Var. IX.

Ne peut-elle vous rendre indulgent ou vous consoler d'un malheur commun à tant de gens honnêtes? Suivez vos plans, fort bien , mais n'empoisonnez pas vos jours. Vous avez perdu votre fils; songez qu'il vous reste une fille, et d'autant plus intéressante qu'elle n'a d'autre ami que vous.

Var. X.

Le premier acte finit, dans le manuscrit, par le monologue suivant :

BiGBASss, seul, les regarde aller ^ et dit avec mystère :

Enfin, il a saisi la lettre sans qu'on puisse me soupçonner. Quand elle a passé dans ses mains, s'il eût bien regardé les

miennes, il les eût vues tremblantes de ma joie. Il faut maintenant empêcher que la Comtesse ne voie qu'elle lui manque. Ma vieille passion rappelée , ces vieux pièges tendus à la crédule Suzanne , {avec le ton du regret) au risque de m*y prendre aussi... Mais la lettre est si nécessaire, disons le mot, si indispensable...

{Il sort.)

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