‹ Théâtre complet de Beaumarchais, réimpr. des éd. princeps, avec les variantes des MSS. originauxChapitre 89 sur 167 · FLORESTINE, ALMAVIVA, BÉGEARSS · texte numérisé non relu

FLORESTINE, ALMAVIVA, BÉGEARSS

Florestine, un bouquet au côté.

On vous disait, Monsieur, si occupé, que je n'ai pas osé vous fatiguer de mon respect.

Almaviva.

Occupé de tôt, mon enfont, ma fille! Ahl je me plais à te donner ce nom , car j'ai pris soin de ton enfance. Le mari de ta mère était fort dérangé. En mourant il ne laissa rien.

Elle-même, en quittant la vie, t'a* recommandée à mes soins. Je lui engageai ma parole ; je la tiendrai , ma fille , en te donnant un noble époux. Je te parle avec liberté devant cet ami qui nous aime. Regarde autour de toi., choisis : ne trouves-tu personne ici digne.de posséder ton oœur?

Florestinë , lui taisant la main. '

Vous l'avez tout entier. Monsieur ; et si je me vois consultée, je répondrai que mon bonheur est de ne point changer d'état. Monsieur votre fils, en se mariant... (car, sans doute, vous lui ferez prendre aujourd'hui ce parti ') Monsieur votre fils, en se mariant, peut se séparer de son père. Ah ! permettez que ce soit moi qui prenne soin de vos vieux jours ! c'est un devoir. Monsieur, que je remplirai avec joie.

Bégkarss.

Elle estrdigne, en honneur, de votre confidence entière... Mademoiselle, embrassez ce bon, ce tendre protecteur. Vous lui devez plus que vous ne pensez. Sa tutelle n'est qu'un devoir; il fut l'ami... l'ami secret de votre mère... [Elle le regarde avec surprise.) Et, pour tout dire en un seul mot , Enfant ! vous lui appartenez.

Florestine se jette à genoux V

Ah I je démêle maintenant la cause des élans si vifs qui portaient mon âme vers lui... Monsieur !...

1. Édit.tmi». : Car; sans doote, il ne restera pUis dans l'ordre de Malte aaloard'hui.

2. Édit. iui». Ce jeu de scène et cette réponse de Florestine ont été supprimés.

Alm AVIVA la relève,

LaisM, laitM Mtmsieur, réanvé ponur l'indiAmite; oa nt sera point écoaeé qu'uft eatet si ffeamnati«aiite ne donne un nom plue doux : appcUemioi ton pèfe*< Ta feme

mon bonheur, et comme fille, et comme épouse d'un «tcellent sujet auquel je veux t*unir, qui possède déjà une as* sez grande fortune, que l'avenir doit agrandir encore. Lève iç^ yei4^ amour de toi : ton époux est dans ma maison...

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