MADAME MARSANNE, MONSIEUR MARSANNE, LE DOCTEUR
UN DOMESTIQUE
M. le docteur Moissac.
MONSIEUR MARSANNE
Bonjour, docteur. Asseyez-vous.
MADAME MARSANNE
Asseyez-vous, docteur. Je ne sais si vous pourrez aujourd'iiui emmener le petit Julien.
Madame de Girieu n'est pas encore ici ?
MADAME MARSANNE
Si. Ma fille est venue ce matin avec son mari et son fils, pour passer la journée avec nous comme ils le font
chaque vendredi lorsque vous devez conduire l'enfant à son père.
LE DOCTEUR
En effet... Mon pauvre ami Raymond a le droit d'aimer son fils une fois par semaine.
MADAME MARSANNE
A qui la faute si ma fille a dû divorcer?
MONSIEUR MARSANNE
Oui.
Sourire.
LE DOCTEUR, Qeste évosif.
C'est vrai.
MADAME MARSANNE
Le petit Julien qui n'avait pas passé une mauvaise nuit, parait-il, a été pris, en arrivant ici, d'un peu de fièvre. Vous connaissez Laurence, docteur, elle s'alarme pour rien : elle l'a couché et elle va probablement vous demander de le voir.
LE DOCTEUR, duns UH soiipir.
Ah! le divorce!
MADAME MARSANNE
Vous n'êtes pas partisan du divorce?
LE DOCTEUR
Si, certes, si. Mais je fais des réserves.
MADAME MARSANNE
Lesquelles?
LE DOCTEUR"
Je voudrais qu'on le rendit plus difficile et presque impossible lorsqu'il y a des enfants. ,'
MONSIEUR MARSANNE
Parce que?
LE DOCTEUR
Je ne crois guère qu'il rouvre souvent la porte au bonheur. Pour moi, le divorce est comparable aux anesthc-