MIGUEL
Qui allait être la mienne.
Elle ne le sera pas. Laissez-moi donc tranquille.
MICHEL
Votre conscience...
SERGEAC.
Eh! ne vous occupez pas de ma conscience! Je n'ai qu'un désir, c'est que vous quittiez cette maison où votre présence est un danger.
MICHEL
Ma présence, un danger ? Et la vôtre y est un défi à la justice. Et c'est presque de la folie d'avoir espéré vivre dans un bonheur tranquille, vous et la fille de la morte. Votre aveuglement dépasse tout ce qu'on peut imaginer. Vous ne comprenez pas que si votre fille souffre, c'est par votre faute. Celle que vous avez frappée et le plus cruellement, c'est celle qui vit aujourd'hui et qui est innocente.
SERGEAC.
Si vous croyez qu'elle est la seule à souffrir!... On me fuit, on me hait, on me condamne, on me traite comme