‹ Théatre complet de BrieuxChapitre 137 sur 226 · SCENE VI · texte numérisé non relu

SCENE VI

HENRI, MONSIEUR GHAMBERT, MADAME CHAMBRRT.

MADAME C H A M P. E R T , très émue. Qu'y a-t-il, mon Dieu?

HENRI, simplicité affectée, ironie.

Oli ! rien. Presque rien. {Un temps.) Je vais divorcer.

OHAMBERT, MADAME GHAMftERT, SUrSaUtant .

Divorcer?

II E N R r .

Demander la séparation de corps... si vous pn'^férez. Enfin, je vais me séparer de Régine.

Il s'assied.

MADAME CHAMRERT, assisc dc l'autre côté de la tahh\ Qu'est-ce qu'il y a eu?

HENRI,' serrant la main de sa mère.

Ma pauvre maman ! Comme vous aviez raison de la détester! {Jln temps. Se mordant les lèvres.) Oh ! la vilaine femme !

Mon enfant i Qu'est-ce qu'elle t'a fait?

HENRI

Je suis bien malheureux.

Un silence. Il est sur le point de pleurer.

MADAME niAMRERT.

Remets-toi. Je t'en prie !

Il r.NHi.

Je vous demande pardon... C'est ridicule... Je suis si onervé d'avoir été forcé de me contenir devant Suzettc pendant tout le trajet. Cela va aller mieux.

MADAME CHAMBERT

Prends ce verre de porto.

If E N R T .

Merci.

CHAMBERT

Mais si.

HENRI

Si vous voulez. {Il boit. D'une voix dolente.) Il est bon. C'est toujours celui de M. Devon?

MADAME CriAMBERT.

Oui... Eh bien?

HENRI

Régine s'est conduite comme la dernière des créatures.

(Ju'est-ce que tri dis là?

HENRI

Je l'ai surprise avec son amant.

MADAME CHAMBERT

Je m'en doutais !

CHAMBERT

Qui est-ce ?

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