‹ Théatre complet de BrieuxChapitre 152 sur 226 · M Y IX I A M · texte numérisé non relu

M Y IX I A M

Tu ne crois pas que ce soit grave?

MONSIEUR GUADAGNK.

Mais, petite rom.mcsque! Je suis certain que tout est arrangé à l'Iieurc! qu'il est!

Cette dépêche si sèche...

MONSIEUR GUADAGNE.

Justement. Régine est loin, elle s'est raccommodée avec son mari, elle ne peut pas penser que nous sommes inquiets.

« Ne venez pas à la gare »... Pourquoi ce soin de nous défendre...

248 SUZÈTTE

Mais parce qu'elle a des courses à faire, parce qu'ollr va reconduire Suzette à sa pension... parce que... je ne sais pas, moi'... Allons ! depuis hier que cette dépêche est arrivée, nous avons dit tout ce que nous pouvions dire.

Tu as raison. Il n'y a qu'à attendre.

-AfONSIEUR GUADAGNE.

Tu viens d'avoir une intonation de ta pauvre mère. Lorsque, à Marseille, entre doux voyages, il m'arrivait de m'attarder le soir avec des amis, je la trouvais à la fenêtre en rentrant, et elle me disait doucement : « .J'aurai passé ma vie à t'attendre »...

M Y RI A M, après un silence et reprenant la dépêche. Crois-tu sincèrement que Régine ail bien agi, en courant ainsi après son mari?

MONSIEUR GUADAGNE.

Mais cerf.aincment. Le mieux qu'elle avait à faire, c'était de lui demander pardon et de lui dire franchement ce qui s'est passé, de lui raconter les choses comme elle nous les a racontées samedi.

MYRIAjr.

Tu as été très chic, toi, père, samedi.

MONSIEUR GUADAGNE.

Moi?

MYRIAM

Oui... la façon dont tu as reproché à Régine ce qu'elle a fait... c'était très bien... teiidre tout de même... très tendre.. .

MONSIEUR GUADAGNE.

La pauvre enfant était encore toute frémissante ; après cette triste scène, elle n'avait eu qu'une pensée : courir ici comme à un refuge. Je n'allais pas...

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