ACTE TROISIÈME 31ti
MONIQUE
Eh bien?
Nous avons tout ce que nous désirons... Tiens... Il lui donne le certificat à lire.
GHAMBERT.
Tu as l'air contrarie'' de voir M'^ Hamelin?
HENRI
Non... Seulement... Alors, il a eu communication des... des griefs invoqués par la mère de Suzette?
MADAME GHAMBERT.
Ça ne doit pas être bien lourd.
GHAMBERT.
Et c'est pour nous les faire connaître...
MONIQUE, qui a terminé sa lecture,rendant le certificat.
Très bien...
HENRI
Merci.
Il met lentement le papier dans sa poche.
MADAME GHAMBERT.
Qu'est-ce que tuas?
GHAMBERT.
Henri, tu nous caches quelque chose.
Silence.
MONIQUE
Oui. Henri a quelque chose à vous dire.
GHAMBERT.
Ah ! tu es dans la confidence?
MONIQUE
Eh bien! Si Henri avait un secret pour moi, maintenant qu'il nous est revenu... (A Henri.) Tu n'as pas froid? Tu es bien? Tu n'as besoin de rien?
HENRI
Merci.
MONIQUE, à ses parents.
C'est d'ailleurs beaucoup moins grave que vous ne pourriez le supposer d'après la figure que nous fait Henri.
Enfin, qu'est-ce que c'est?
HENRI
J'ai pensé qu'il valait mieux que vous l'appreniez par moi que par notre conseil... Voilà... Parmi les articulations que présentera la mère de Suzette... Enfin, ses griefs...
CHAMBERT
Quoi? Tu l'as trompée?
HENRI
Non... Oui... Mais ce n'est pas cela. C'est plus sérieux, si vous voulez, mais c'est tout à fait étranger à la cause... au débat actuel...
MADAME CUAMBERT.
Alors de quoi t'inquiètes-tu ?
MONIQUE
C'est une vétille... Un artifice qu'il a employé, dans ses affaires, pour se tirer d'embarras...
HENRI
Remarquez que cela se fait couramment. Il s'agit d'un poinçon... Seulement, vous, père, vous n'êtes pas dans les affaires, vous n'allez pas comprendre.
CHAMBERT
J'essayerai.
HENRI
Je veux dire que certaines choses doivent être examinées, non pas en les situant dans l'absolu...
CHAMBERT
Qu'est-ce que tu baragouines?