LAURENCE, MONSIEUR MARSANNE, MADAME MVRSANNE
LAURENCE, s' efforçant de sounre.
Il faut\vous attendre, mes cher parents, à ce que, Julien et moi, ïious restions chez vous plus longtemps que nous ne le pensions,
MONSIEUR MARSANNE
Oui?... {Sourire).
MADAME MARSANNE
Comment cela?
oO LE BERCEAU
LAURENCE
Monsieur de Girieu ne veut plus de mon tils chez lui, -et moi je suis décidée à ne pas me séparer de mon fils.
MONSIEUR MARSANNE
Alors?
LAURENCE
Alors, si M. de Girieu ne cède pas, je ne le reverrai jamais.
MONSIEUR MARSANNE, SOUHant.
Diable!
MADAME MARSANNE, émUe.
Qu'est-ce que tu dis là, ma chère enfant!... Ne parle pas comme cela. Tu ne penses pas à ne plus jamais revoir ton mari, voyons... Tu es folle... Il doit y avoir un moyen de tout arranger. Nous raisonnerons M. de Girieu, il cédera.
LAURENCE
Bien. Mais s'il ne cède pas?
MADAME MARSANNE
Alors, c'est toi qui céderas.
LAURENCE
Moi?... Je ne crois pas. Ah! mon Dieu! pourquoi me l'avez-vous fait épouser?...
MADAME MARSANNE
Ma chère Laurence! Est-ce que tu n'es pas lieureuse? MONSIEUR MARSANNE, à SU femme, souriant.
Allons, allons! Tu ne vas pas prendre cela au sérieux! Ah! les femmes! Laissez-en deux ensemble, vous êtes certain que l'une exaltant l'autre, lorsqu'il s'agit de sentiment, elles diront des bêtises, pleureront, et décideront des folies. 11 y a là tout simplement une querelle d'amoureux! Le mieux, pour qu'elle s'apaise vite, c'est de ne pas s'en mêler, crois moi. Veux-tu que je te prédise