ACTE TROISIÈME 6a
n est dans sa chambre avec le docteur. Il a été très gai. Je pars tranquille.
LAURENCE
Où étes-vou3 allé?
RAYMOND
Aux Messageries Maritimes, retirer mon billet.
n,, , ,. . „ LAURENCE.
C'est fait?
p, , » ., RAYMOND.
C est fait.
Quand vous embarquez-vous ?
RAYMOND
Demain.
LAURENCE
Alors vous quittez Paris ce soir?
, RAYMOND
Tout a I heure.
LAURENCE
Vous allez directement à Tunis ?
RAYMOND
Après une escale à Bizerte.
•LAURENCE
Vous avez une bonne cabine?
RAYMOND
Excellente. Savez-vous ce que m'a dit Julien ?
LAURENCE
Non.
RAYMOND
Il m'a dit... Il a fallu lui montrer le plan du bateau répondre à mille questions... 11 avait hâte de rentrer pour regarder son atlas. Il vient de lui pousser l'amour de la géographie.
g^ LE BERCEAU
Je gage qu'il voulait partir avec vous, le petit misérable.
RAYMOND
Il y a certainement pensé. Mais il a aussi pensé à ^^"^"" LAURENCE, SB levuTit, souriante.
Alors, c'est définitif. Vous partez demain ?
RAYMOND
C'est VOUS qui l'avez voulu.
LAURENCE
Vous n'avez pas d'arricre-penséc?
RAYMOND
Aucune.
LAURENCE
Eh bien! je vais vous apprendre une nouvelle... Mais vous partez ce soir, et vous vous embarquez demain, c est bien entendu?
RAYMOND
Hélas, oui. A moins que vous-même ne reveniez sur cotte décision...
LAURENCE, dOUCC.
Allons, allons... La résolution est prise, et bien prise. J'ai votre parole : nous n'avons plus rien autre à envisager. Vous-même, vous avez senti qu'après avoir découvert en nous ce que nous y avons retrouvé, voire départ était la seule action digne de vous et de moi. Et c'est parce que nous avons décidé cela, loyalement, irrévocablement, que je puis vous faire connaître une nouvelle qui vous consolera. M. de Girieu, dès qu'il a été certain que Julien pouvait reprendre sa vie ordinaire, m'a mise en demeure de m'entendre avec vous pour le choix de la maison ou l'enfant serait placé. Je lui ai répété mon éternelle phrase : « Je rentrerai avec mon fils ou je ne rentrerai pas. ^ Hier