ACTE TROISIEME
nous resterait, à elle et à moi, la communion des larmes et les chaînes bénies du souvenir I...
LAURENCE
Il y a de l'irréparable entre chacun de vous et moi. Séparons donc nos existences. En vous montrant l'état de mon cœur, monsieur de Girieu, j'ai rendu toute réconciliation impossible entre nous deux. Pendant que vous parliez, monsieur Chantrel, j'ai profondément réfléchi. Ce que vous disiez était vrai, et cependant il se dresse entre vous et moi un obstacle insurmontable. Notre réunion ne nous donnerait pas le bonheur. Et si elle devait nous le donner, nous n'aurions pas le droit de le prendre, parce qu'on n'a pas le droit d'édifier son bonheur sur les souffrances immérité'S d'un autre. Je vous demande pardon, monsieur de Girieu. Partez, monsieur Chantrel. Adieu. Laissez-moi seule ici avec mon père et ma mère, et toute à mon enfant.
RIDEAU
SIMONE