CHAINTREAUX, LE DOCTEUR VERGNE, DE LORSY, MONSIEUR DE SERGEAC PÈRE
LORSY.
Nous VOUS remercions d'être venu, monsieur.
92 SIMONE
CHAINTP.EAUX
Mon ami Raymond m'a demandé de faire pour vous ce que je ferais pour lui et mon dévouement lui est acquis sans réserve.
LORSY.
Nous avons besoin de vos conseils.
MONSIEUR DE SERGEAG PÈRE
Et peut-être du concours de votre éloquence à la cour
d'assises.
LORSY, à M. de Sergeac père.
Je ne le pense pas, mon cher ami. Nous sommes déci- i^ dément en présence d'un double suicide.
MONSIEUR DE SERGEAG PÈHE.
Nous n'en savons rien.
CHAINTREAUX.
Voulez-vous, messieurs, que nous établissions d'abord les faits? Nous nous efforcerons ensuite d'en tirer des conclusions... Je sais à peu près de quoi il s'agit, mais je vous prie de tout me dire comme si j'ignorais tout.
MONSIEUR DE SERGEAG PÈRE
Maitre Chaintreaux a raison.
LORSY.
En effet. Le 20 octobre dernier, il y a par conséquent exactement deux mois, mon gendre M. de Sergeac est parti d'ici vers huit heures pour prendre le train à Royan.
MONSIEUR DE SERGEAC PÈIRE.
Il avait l'intention d'aller chez moi chercher sa fillette Simone qui venait d'y passer une partie des vacances, et il devait la ramener ici.
LORSY.
Le lendemain matin, Herinance, notre vieille domestique, est entrée dans la chambre de ma fille. Elle l'a trouvée à terre, morte, en toilette de nuit, le cou traversé