ACTE DEUXIEME
SEHGEAC.
Eh bien, sais-tu ce que je décide, Simone? Tu signeras mon livre avec moi...
SIMONE, riant.
Moi!... C'est bon... Nous reparlerons de cela lorsqu'il sera terminé. En attendant promets-moi seulement d'être ton humble secrétaire... Je suis si contente de travailler avec toi.
Elle l embrasse.
SERGEAC, tendre.
Simone I
MONSIEnR DE SERGEAC PÈRE.
Et vous offrirez un des premiers exemplaires à notre propriétaire et ami, M. Burtin, qui va transformer le hangar en atelier.
SIMONE
Merci, cher monsieur. Je vous promets un exemplaire avec dédicace.
BURTIN.
C'est que, si votre livre ne paraît pas bientôt, je ne serai pas là pour le recevoir.
SËKGEAC.
Allons donci
BURTIN.
J'ai l'intention d'aller monter une grande affaire on Tunisie.
MONSIEUR DE SERGEAC PÈRE
Des constructions ?
BURTIN.
Non, non... Assez de maçonnerie. Il s'agit de la mise en exploitation de tout un territoire. J'aurai une situation .. une situation... comment dirais-je... une situation
124 SIMONE
avec du prestige... et si l'idée me vient de rae marier... enfin, je me comprends... {Pour changer la concersaiion.) Je me suis souvent demandé, monsieur de Sergeac, comment vous avez été amené à écrire un livre sur les dieux de là-bas.
SERGEAC.
Après la mort de ma femme, j'ai fait un voyage, je suis allé là-bas, comme vous dites, j'en ai rapporté quelques bibelots et quand Simone a été grande, j'ai été forcé de m'instruire pour répondre aux questions qu'elle me posait à leur sujet. Et peu à peu nous nous sommes passionnés pour cette histoire de l'art religieux en Asie, voilà tout.
BURTIN.
Très bien. Alors je me rappellerai à vous pour l'exemplaire promis.
SERGEAC.
C'est cela.
BURTIN.
Je vais prendre congé...
MONSIEUR DE SERGEAC PÈRE
Vous ne voulez pas manquer le train de Marseille?
BURTIN.
Oh! j'ai encore le temps d'arriver en marchant tout doucement.
Vous allez en voyage?
BURTIN.
Non... Je vais mettre un peu d'animation sur le quai de la gare... Adieu!