‹ Théatre complet de BrieuxChapitre 75 sur 226 · ACTE DEUXIEME i · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIEME i

SIHONE.

Ohl je reconnais simplement les monogrammes religieux.

BORTiN, naif.

C'est peut-être encore plus difficile.

SERGEAC.

C'est un Amida.

SIMONE

C'est un Maitreya. (A M. de Sergeac père.) Maitreya, le Bouddha futur qui viendra dans quatre mille cinq cents ans.

BOBTIN.

On a déjà sa statue?

SIMONE

Oui, et même celle deses parents. ..je vais te confondre, patron.

SBRGnAC.

Tu as le temps.

SIMONE

Laisse donc... Et puis je veux voir surtout si notre beau cadre est assez grand pour le portrait de maman. Elle sort.

8BRGEAG.

Ecoute...

On rit.

HONSIBUR DE SERGEAC PERE.

Ohl Lorsqu'il est question de sa mère...

BURTIN.

Oui, mademoiselle Simone a pour elle une véritable adoration... Elle l'a peu connue cependant.

SERGEAC.

Ma fille avait six ans, lorsque nous avons eu le malheur de perdre madame de Sergeac.

122 SIMONE

BDRTIN.

Toute jeune?

SERGEAC.

Toute jeune.

BURTIN.

Et si brutalement, n'est-ce pas? Par un accident...

SERGEAC.

Une chute de cheval.

BUKTIN.

Je vous demande pardon d'éveiller ce souvenir douloureux. Je comprends qu'il vous soit pénible d'en parler.

SERGEAC.

Mais non... C'est dans la Saintonge où nous habitions alors. Ce jour-là madame de Sergeac a voulu sortir seule et monter une bête un peu ombrageuse qu'elle avait achetée récemment... On a retrouvé ma pauvre femme, l'après-midi, après bien des recherches, la tète fracassée auprès d'un arbre. Elle tenait encore sa cravache à la main.

SIMONE, qui est entrée depuis quelques instants en feuilletant un gros livre.

Tiens, tu ne m'avais jamais parlé de ce détail. Pauvre maman... {Un long silence que chacun respecte.) Je vous demande pardon, mais je l'aime tant, ma pauvre maman... Tu vois que...

BURTIN.

Vous vous la rappelez ?

SIMONE

Ohl très bien. J'étais toute petite quand elle est morte, mais j'ai conservé son souvenir. {Avec une caresse à son père.) Et puis nous en parlons souvent. {Un temps.) Tu vois que j'avais raison... Voici, dans ce volume des Annales du musée Guimet, la représentation même de notre emplette... Tu as perdu, patron I

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