ACTE DEUXIÈME
PICAUD
Je t'aurais reconnu.
BOURGUEIL
N'est-ce pas?
PICAUD
Tu es à peine changé.
BOURGUEIL
Pourquoi chan gérai s-je?
PICAUD
Oui, pourquoi?
BOURGUEIL
Tu es un peu grossi, toi.
PICAUD
J'ai tant travaillé! — Ce cher Paul!
BOURGUEIL
Ce cher Gustave! (a pan.) Il me décoiffe clans son effusion, je n'aime pas ça.
Ah! les amitiés de collège! Les vieilles amitiés de collège! Il n'y a que cela, Paul 1
BOURGUEIL
Que cela, Gustave!
PICAUD
Assieds-toi et causons, Paul. Causons, Popaul.
BOURGUEIL, assis *.
Il me décoiffe encore, c'est insupportable,
PICAUD, s'asseyant au bureau.
Si tu me demandais un service, je me jetterais au feu. Je m'y jetterais, Paul.
BOURGUEIL
Moi aussi, moi aussi, (a part.) Quand je dis moi aussi! Il est excellent!
PICAUD
Tu as reçu mon billet?
BOURGUEIL
Et je fus ému en le lisant.
PICAUD
Pas plus que moi en l'écrivant. Je ne me serais pas marié sans toi. Je ne me croirais pas marié si lu n'étais pas là.
BOURGUEIL, jouaul avec les objets qui sont sur le bureau.!
Bon Gustave!
Ainsi, bornant le cours de tus galanteries...
PICAUD
Comment, de mes galanteries! quelles galanteries?
BOURGUEIL, leriaut le nageolet laissé par Adalbert.
C'est le poète qui parle, (a part.) C'est un imbécile.
PICAUD, à part.
C'est un crétin. (Haut.) Je n'ai jamais aimé que mon admi-
• Picaud, BourgueiL