ACTE DEUXIÈME
nistration, Paul, tu pourras le dire à... à ceux qui te ledemanderont. (a part.) Oh! la flûte!... la flûte du fou!
11 enlève le ilageolet des mains de Bourgueil, le remplace par le bâton de cire rouge, et le fourre dans le portefeuille placé sur son bureau.
BOURGUEIL
Enfin, tu te ranges sous le joug de l'hyménée, car comme dit le poète, — Boileau :
L'hyménée est un joug et c'est ce qui m'en plaît.
PICAUD
Mais non. Ce qui m'en plaît, c'est qu'un haut fonctionnaire doit être marié. Et comme je suis sûr de devenir secrétaire général quand nousauronsun ministrevraimentintelligent... (Appuyant.) Vraiment intelligent...
BOURGUEIL
Diable d'ambitieux, va!
PICAUD, se levant et passant ''^'.
Noble ambition!... L'ambition de servir son pays! Je me sacrifie, (a pan.) Oh! un polichinelle! un polichinelle dans mon cabinet!
Il prend le policliinelle sur la cbeminée et le dissimule derrière lui. BOURGUEIL.
Qu'est-ce?
PICAUD
Rien, rien, rien.
BOURGUEIL, à part.
Il tourne comme un tonton.
P CAUD
Tu es garçon, toi?
* Bourgueil, Picaud.
BOURGUEIL
On voulut souvent me conduire aux pieds des autels, mais je n'eus pas ton audace.
Il se lève, PIC AU D.
Mon audace!
BOURGUEIL
Et puis, je désolerais Lol(Ute.
PICAUl).
Ah! ah! Il y a une Lolotte! — Vous êtes un liberlin, Popaul.
BOURGUEIL
Libertin!... c'est un vieux mot. Tu me vieillis. Appellemoi gommeux, j'aime mieux ça.
PICAUD
Gommeux, tu es un gommeux.
Il facile le ]iolirliinelle dans le portefeuille. BOURGUEIL =•'.
A la bonne heure. Je nie ruine pour cette fillette. Mais que veux-tu! j'ai un diable de tempérament qui me fera toujours faire des sotlises.
PICAUD, à pnil.
Un pur crétin! Je n'avais pas prévu ça. Mais quand on a un Irère ministre...
BOURGUEIL
Ta fiancée est-elle jolie au moins?
Picaud, Bourgticil.