ACTE TROISIEME
(Bas.) Je l'avais oubliée, la chambre nuptiale, (iinot, à Bienassis,
avec mauvaise humeur.) Dounez-moi le COUriier. BIENASSIS.
Le voilà.
Il rouille dans son portefeuille.
PIC A U D , prenant une énorme lettre, qu'il décachMo, qu' il froisse, et qu'il finit par lire à l'envers.
La chambre nuptiale maintenant!... qu'a-t-elle besoin de me parler de la chambre nuptiale?... je n'y pensais pas, moi. Et des fleurs !... des fleurs !... — mettons des
fleurs. (S'apercevant que Zuléma rit en le regardant.) Qu'aVCZ-VOUS à
rire?
ZULÉMA, riant plus fort.
Rien, monsieur.
PICAllD, furieux.
.le veux savoir pourquoi vous riez.
ZULÉMA
Parce que monsieur lit sa lettre à l'envers.
.le comprends à l'envers, moi... c'est la moindre des choses, quand on est un peu organisé, (a part.) Fini! fini! je suis un
homme fini ! (Retournant la lettre et lisant.) « VoUS prient d'aS- Sister à la bénédiction nuptiale... » (Avec un sourire de satisfaction.) Un autre! en voilà un autre qui probablement...
(prenant une autre lettre des mains de Bienassis. ) « DC ICUr taire
l'honneur de venir diner. » Oui, je dînerai, et je mangerai... je mangerai comme les autres, (prenant une autre lettre.) « Ou dausora. » Parfaitement, je danserai, et je présenterai ma femme, qui baissera les yeux, et on me félicitera, — on ne m'a jamais tant félicité que depuis hier.