‹ Théâtre complet [de] Edmond Gondinet (volume 2)Chapitre 151 sur 307 · ACTE TROISIEME · texte numérisé non relu

ACTE TROISIEME

(Bas.) Je l'avais oubliée, la chambre nuptiale, (iinot, à Bienassis,

avec mauvaise humeur.) Dounez-moi le COUriier. BIENASSIS.

Le voilà.

Il rouille dans son portefeuille.

PIC A U D , prenant une énorme lettre, qu'il décachMo, qu' il froisse, et qu'il finit par lire à l'envers.

La chambre nuptiale maintenant!... qu'a-t-elle besoin de me parler de la chambre nuptiale?... je n'y pensais pas, moi. Et des fleurs !... des fleurs !... — mettons des

fleurs. (S'apercevant que Zuléma rit en le regardant.) Qu'aVCZ-VOUS à

rire?

ZULÉMA, riant plus fort.

Rien, monsieur.

PICAllD, furieux.

.le veux savoir pourquoi vous riez.

ZULÉMA

Parce que monsieur lit sa lettre à l'envers.

.le comprends à l'envers, moi... c'est la moindre des choses, quand on est un peu organisé, (a part.) Fini! fini! je suis un

homme fini ! (Retournant la lettre et lisant.) « VoUS prient d'aS- Sister à la bénédiction nuptiale... » (Avec un sourire de satisfaction.) Un autre! en voilà un autre qui probablement...

(prenant une autre lettre des mains de Bienassis. ) « DC ICUr taire

l'honneur de venir diner. » Oui, je dînerai, et je mangerai... je mangerai comme les autres, (prenant une autre lettre.) « Ou dausora. » Parfaitement, je danserai, et je présenterai ma femme, qui baissera les yeux, et on me félicitera, — on ne m'a jamais tant félicité que depuis hier.

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