‹ Théâtre complet [de] Edmond Gondinet (volume 2)Chapitre 17 sur 307 · SI 0 N T A C A B È R E · texte numérisé non relu

SI 0 N T A C A B È R E

Nous n'avons môme que cela dabsolumcnt précieux. Parle-moi d'un bon diner, en famille, lorsqu'on ne ticnl, à flatter que le cuisinier, — ou la cuisinière. — Tu m'inviterais... invite-moi chez l((i, avec ta femme, très bien. Mais au cabaret, avec des hétaïres qui me surmènent l'imagination, jamais. Aussi tu vois comme je me porte: le teint fi'ais, l'œil vif, le sourire aux lèvres, et le cœur sur la main, — soyons amis, Joseph-,

ROMANÈCHE

Tu viens me demander un service?

MONTACABÈRE

Eh bien oui, là, — oui.

ROMANÈCHE

Il est probable que je ne pourrai pas te le rendre.

Tu vas voir comme c'est simple. — Omnais-ln tous les locataires de la maison que tu habites?

ROMANÈCHE, avec joie.

Je n'en connais aucun.

MONTACABÈRE

As-tu un concierge intelligent?

ROMANÈCHE, de mèmp.

Une brute, (ciinppoant de ton.) Mais qu'est-ce que cela te fait?

MONTACABÈRE

Je Viiis le le dire... Prends donc une chaise.

llontacabi re va s'asseoir sur le fauteuil à gauche de la table. ROM AN KCH E, à part, avec rage.

Il s'installe maintenant, (criant.) Mon chapeau! mon chapeau !

Montacabère s'est assis sur le chapeau de Homanèche. MONTACABÈRE, se relevant vivement.

Hein ! quoi !

ROMANÈCIIE, furieux, prenant son chapeau écrasé.

Mon chapeau !

MONTACABÈRE

Il m'a fait peur; j'ai cru que c'était le mien, (a Romanèche.) Ce ne sera rien; je t'indiquerai un chapelier, (n s'assied à demi

sur le bord de li labl»?, dominant Romanèche qui est près de lui sur une chaise^.)

Or donc, je suis allé voir, hier, un de mes amis, qui est médecin, — médecin distingué.

ROMANÈCHE, hochant la t(*te.

Euh!

MONTACABÈRE

Quoi, euh?

ROMANÈCHE

Je dis : euh!

MONTACABÈRE

Tu ne le connais pas.

* .Monlaciil)èrp. Romanèclift.

MONTACABERE.

ROMANECHE.

MONTACABERE.

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