‹ Théâtre complet [de] Edmond Gondinet (volume 2)Chapitre 18 sur 307 · SCÈNE QUATRIEME · texte numérisé non relu

SCÈNE QUATRIEME

ROMANECHE.

C'est égal.

MONTACABERE.

II m'a offert un fauteuil d'orchestre pour le Gymnase. Excellent théâtre! (Romanèche secoue la têie.) J'ai accepté. La pièce me passionnait: elle est très intéressante.

Oh!

Quoi, oh?

Je dis : oh !

L'as-tu vue?

ROMANECHE, se récriant.

Oh! non, par exemple, oh! non.

MONTACABERE.

Eh bien, moi, je me passionnais pour cette vertueuse coupable, — qui est fort jolie d'ailleurs, — lorsqu'à la fin du second acte, au moment le pi us pathétique, on me frappe sur l'épaule. — Je me retourne; un monsieur très poli me

fait signe de le suivre. (Se levant et faisant la pantomime de ce qu'il

raconte.) Je le suis. 11 me conduit au foyer. — Là, je vois, étendue sur un canapé, une jeune femme évanouie, entourée d'une douzaine d'ouvreuses éperdues. — Mon guide les écarte et me fait passer en criant : « Le médecin de service* ».

* Romanèche, Montacabère.

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