‹ Théâtre complet [de] Edmond Gondinet (volume 2)Chapitre 181 sur 307 · I. li CI E N · texte numérisé non relu

I. li CI E N

Oh ! ce n'est pas cela. Les époux Doniinois, qui avaient gagné plusieurs millions dans la fabrication des cartes à jouer et qui avaient édilié cet hôtel somptueux, voulaient recevoir, mais ne recevoir que des gens qu'ils n'avaient jamais vus, jugeant inutile de revoir les autres. Ils ont éprouvé quelque embarras ; alors ils ont imaginé de se créer des relations nouvelles en prenant des locataires bien posés.

GASTON

Ce n'était pas maladroit.

HENRIETTE, souriant,

Et voilà comment depuis six mois nous avons des amis.. IV. 17

LUCIEN

Accablants ! qui s'intéressent à nos santés, qui s'occupent de nos aflfaires, qui nous racontent les leurs...

HENRIETTE

Qui sont là quand je rct^ois ; ils ne disent rien, mais ça les amuse, qui ont toujours leur couverl mis...

Et il y a un bail de neuf ans.

HENRIETTE

Ajoutons vite que ce sont des gens excellents.

LUCIEN

La pluie aussi est excellente en certaine saison, ce qui ne l'empêche pas de passer pour ennuyeuse. Nous avons en ce moment un peu de répit, parce qu'ils donnent demain leur premier bal, une fête rêvée depuis dix ans.

GASTON

Eh bien, mes renseignements sont pris, je n'en voulais pas davantage. Il ne me reste plus qu'à demander si mademoiselle de Rochetin, qui est chez eux, est parente à un degré quelconque de M. et madame de Rochetin qui ont plaidé bruyamment en séparation, il y a quelques années.

LUCIEN

C'est leur fille tout simplement.

GASTON

Leur lille !

HENRIETTE

Elle est charmante, Suzanne de Rochetin.

Elle est adorable.

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