‹ Théâtre complet [de] Edmond Gondinet (volume 2)Chapitre 196 sur 307 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

MADAME UOMINOIS.

Est-ce que je vous chasse, monsieur Lucien ?

LUCIEN

Non, madame, non ; mais j'ai une affaire urgente.

MADAME DOMINOIS.

Quand j'arrive ?

LUCIEN

Je ne pars pas encore, (a part.) Ce sont des tyrans.

DOMINOIS.

Vous savez, madame Dominois, que nous avons une démarche h faire auprès de madame de Morangis.

MADAME DOMINOIS.

Nous devions la faire ensemble.

C'est donc bien grave ?

MADAME DOMINOIS.

Avez-vous expliqué ù madame ce dont il s'agit

DOMINOIS.

Je commençais. Nous tenions à avoir demain à notre iétc quelques personnes à sensation. La princesse Serdza tait beaucoup parler d'elle.

Il ENRIETTE.

Un peu trop, je crois.

DOMINOIS.

Précisément ; nous Tavons invitée.

316 LKS GRANDS ENFANTS

MADAME DOMINOIS.

Elle nous a répondu une lettre charmante.

DOMINOIS.

Nous avons cru devoir lui faire une visite.

MADAME DOMINOIS.

Elle connaît beaucoup M. Lucien.

LUCIEN

Oui, j'ai rencontré la princesse dans le monde, tout récemment encore, à l'ambassade japonaise.

DOMINOIS.

Oîi elle était costumée en vestale. Les journaux ont dépeint son costume. Elle devait être superbe.

Mais elle ignorait encore que M. de Givray avait une sœur qui s'appelait madame de Morangis.

DOMINOIS.

Elle croit avoir rencontré un de vos parents dans ses voyages.

HENRIETTE

Cela m'élonnerait beaucoup.

MADAME DOMINOIS.

Elle a un fils de treize ans, et quand je lui ai parlé du bal d'enfants que vous alliez donner...

HENRIETTE, vivcii fiit.

Elle a demandé une in\itati<»n ?

DOMINOIS.

Nous la lui avons offerte.

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