ACTE DEUXIÈME
MADAME DOMINOIS.
Des gens si riches ?
DOMINOIS.
Oh ! oh ! riches ! le jeune Lucien m'a emprunte trente mille francs. Il faut être bien à court d'argent pour emprunter si peu.
LE PRINCE
Ce qui me préoccupe, moi, c'est la situation de Tristan.
BOLESCO.
Entre ses deux femmes.
IjA PRINCESSE, s'appuyant au bras de Bolesco et sur celui du iirince.
Ce serait intolérable !
LE PRINCE el BOLESCO. onsenible.
Intolérable !
' BOLESCO.
Et la situation des deux femmes ?
LA PRINCESSE
C'est à en tomber à la renverse !
DOMINOIS.
Dans mes salons !
MADAME DOMINOIS.
En plein bal !
DOMINOIS.
Il faut empêcher ça.
MADAME DOMINOIS.
Vous avez un moven ?
DOMINOIS.
Je le trouverai ! Dussé-je... Je le trouverai. Je vais iraburd combler d'égards la vraie madame Tristan — la nouvelle — pour prouver à l'autre que nous avons compris,
MADAME DOMINOI?.
M(ii aussi, je vais la combler de prévenances.
M. et madame Dominois s'esquivent. Lucien entre très troublé. — Il s'arn-le à gauche, pendant que Tnstan est seul au fùnd.
C'est Tristan.