ACTE DEUXIÈME
j'avais oublié le nom. Pas du tout. Je n'ai jamais vu M. Dominois... et à vrai dire, excepté vous, mes chers amis, je ne connais absolument personne dans ce salon. Je m'y attendais un peu.
LUCIEN, s'avançant, avec une résolution froiile.
Princesse, voulez- vous me présenter à M. de Morangis?
LE PRINCE cl BOLESCO, aliuri-.
Hein ?
TRISTAN, stupéfait.
Commoiit !
LA PRINCESSE, après un moment de (rouble.
Avec grand plaisir... monsieur Lucien de Givray.
Tristan salue.
LUCIEN
J'ai eu déjà l'honneur de rencontrer monsieur, sur les bords de la mer Noire ; il l'a peut-être oublié.
TRISTAN, très poli.
Non, monsieur, je m'en souviens parfaitement.
LA PRINCESSE, étonnée.
Alors, vous êtes en pays de connaissance.
LUCIEN
Oui, princesse, et si j'osais, je vous enlèverais un instant M. de Morangis pour lui demander, puisque le hasard me favorise, quelques renseignements que je ne retrouve plus dans mes notes, (a la princesse.) Vous ne vous doutiez pas que j'étais homme à écrire mes impressions de voyage?
TRISTAN
Vous me trouverez très disposé, monsieur, à vous donner tous les renseignements que vous désirerez.
Je n'ai pas oublié votre extrême courtoisie.
Ils se sonl rapprochés.
LA PRINCESSE, allant au prince et à Bolesco.
Ils se parlent comme des gens du même monde. Alors, je n'y comprends plus rien du tout, moi.
BOLESCO.
LE PRINCE
Ni moi.
Ni moi.