IV
434 LES fiRA.XDS EMANTS
TRISTAN
Je liai plus rien à vous demander... c'est elle qui vous parlera de moi maintenant... Elle m'attend!
GENEVIÈVE, bas.
Maman, j'ai bien cru un instant que c'était papa.
HENRIETTE
Geneviève! El alors?
GENEVIÈVE
J'aurais élé bien contente!
HENRIETTE, à demi-voix, un peu émue.
Ahl... Eh bien! Sois tranquille, ton père reviendra.
DO MINOIS, entrant avec sa femme.
Madame, nous venons, madame Dominois et moi, jx^ur NOUS annoncer une bonne nouvelle. Nous nous sommes raccommodés I
LUCIEN
Je vous en félicite.
MADAME DOMINOIS.
Et si notre exeni|jle...
DOMINOIS.
Oui, si noire exemple...
LUCIEN
Ne continuez pas, vous allez tout gâter 1 Vous ne voulez donc plus renoncer à madame Dominois!
DOMINOIS.
Non. maintenanl que je suis sûr que nous aurons le divorce, je peux attendre.
LUCIEN
Eh bien, vciilà le véritable argument. Quand on saura que l'on jx;ul se séparer, on ne se quittera plus !
GENEVIÈVE, à Lucien.
Mon oncle, tu te maries donc avec Suzette ?
SUZANNE
M. de Morangis m'a dit que maman consentirait.
LUCIEN
Oh I ma mignonne Suzanne... ou Suzette... ou Suzon!... (liielle est celle que j'épouserai?
SUZANNE
Celle que vous aimerez le mieux.
LUCIEN
Toutes les trois alors !
GENEVIÈVE, à irUlaii.
11 faudra linir mon portrait.
TRISTAN
Il est fini!...
GENEVIÈVE
C'est moi qui suis si mignonne ! oh ! il laul que je vous embrasse !
Tristan la soulève cl l'embrasse avec frénésie. Rentrée des enfants. — Galop.
COMÉDIE
Représentée pour la première fois, à Paris, sur le théâtre du G YMNASF,-1)R \M \Tioi)i;, Ic l 'i février i88t.
C 0 1. 1. A B 0 lî A T E L' P. : M . A I. B F. B T W 0 [, F F
PKHSONNAGES
SAINT -}l ICA RD MM. Sai N T- G E R il A i x .
AISDRli Candk.
LA BARONNF. M'"" Paxa.
JEANNE JeanneBrixdkau.
FANNY Hexriot.
Un salon parisien, — Entrée au fond. — Chambre de Madame de Lormel à gauche. — Cabinet d'Andn'' à droite. — Table à gauche. — Cheminée à droite. — Petit guéridon devant la cheminée.