‹ Théâtre complet [de] Edmond Gondinet (volume 2)Chapitre 276 sur 307 · JEANNE, FANNY · texte numérisé non relu

JEANNE, FANNY

Jeanne, en pt-ignuir, avec une coiffure de bal, a l'air d'allenilrp avec impatience. Fanny entre.

FANNY

Madame!...

Oh! c'est insupportable!... Eh bien?... cette robe?

FANNY

Madame, j'ai vu la couturière elle-même; elle m'a juré que madame aurait sa robe dans dix minutes.

JEANNE

Ce qui veut dire une heure.

FANNY

Non, madame, dans dix minutes. Et madame sera bien vite habillée, madame n'est pas coquette.

JEANNE

Mais si, je suis coquette, très coquette même, puisque j'ai voulu prendre une des grandes couturières à la mode, et vous voyez ce qu'il m'en coûte : je n'ai pas ma robe au moment de partir.

FANNY

On va si tard au bal, maintenant.

JEANNE

Oui, mais je ne veux pas que mon mari m'attende.

FANNY

C'est monsieur qui fera attendre madame, il n'est pas encore rentré.

JEANNE

Mon mari est sorti ?

FANNY

Depuis une lieure. Monsieur avait déjà son habit noir et sa cravate blanche.

JEANNE

Vous voyez qu'il est prêt, lui. (changeant (le Ion.) N'a-t-on pas apporté un bouquet ce soir?

FANNY, il'un nir mystérieux.

Si, madame, un bouquet superbe,

JEANNE

Où est-il ?

FANNY

Dans la chambre de monsieur.

JEANNE

Comment, dans la chambre do monsieur ? Poiu'qiioi dans la chambre de monsieur?

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