‹ Théâtre complet [de] Edmond Gondinet (volume 2)Chapitre 296 sur 307 · IV · texte numérisé non relu

IV

JEANNE

11 VOUS plaît;'

1,A lîAKONNE.

Est-ce aussi Aiidiv qui a commandé ce magnifique bouquet?

JEANNE

Avec les Heurs que je préfère.

Mais ce n'est pas un bouquet du lendeniuin. C'est un bouquet de la veille, de l'avant-veille même.

JEANNE, se levant pour monlrer sa toileUe.

Voyez : il veut que je m'babille chez la couturière à la mode.

LA UARONNE.

Oh! cela, c'est un très bon symptôme. Je savais bien que mon lils ferait un mari excellent, et vous méritez si bien qu'on vous aime. Regai'dez-moi donc, vous avez embelli depuis votre mariage.

JEANNE, avec une joie naïve.

Vous trouvez?

LA BARONNE

Vos yeux ont pris un éclat qu'ils n'avaient pas. Votre sourire a je ne sais quel charme nouveau.

JEANNE

Ah! tant mieux. Quand je vais au théâtre avec André et que je vois dans les loges autour de moi tant de jolies figures, j'ai toujours peur d'être laide. — Et il ne faut pas être laide, à Paris, c'est le pire de tous les péchés.

LA BARONNE

Est-ce que vous deviendriez coquette?

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