‹ Théâtre complet [de] Edmond Gondinet (volume 2)Chapitre 298 sur 307 · SCÈNE nurriKMK · texte numérisé non relu

SCÈNE nurriKMK

ANDRÉ

Vous la garderez.

JEANNE

EL qu'elle est descendue à rhôlel.

ANDRÉ

A rhùtel ! Vous ne lui avez pas dil que nous avions une chambre pour elle?

JEANNE

Si vraiment !

LA BARONNE

J'ai refusé.

Et vous n'avez pas encore donné des ordres pour envoyer prendre vos malles?

JEANNE

Je vais les donner.

LA BARONNE, li re'.enant.

Je m'y oppose formellement!

ANDRÉ, à Jeanne.

Il ne fallait pas attendre. — Et comment gai^dcz-vous voire toilette? Ma mère va croire que vous tenez à aller au bal, le jour où elle arrive.

JEANNE, à AïKlrô.

Oh! André!

LA BARONNE

C'est moi qui exige que vous alliez dans le monde, tous les deux, comme si je n'étais pas là! — Si tu étais arrivé

plus tôt, tu aurais entendu ma profession de foi et tu n'insisterais pas.

ANDRÉ

Tu n'y songes pas, ma mère, et je m'étonne que Jeannene se soit pas récriée?

JEANNE, Je plus en plus éiiuie.

Mais je me suis récriée,

LA BARONNE

Allons, bon, une querelle! Et je ne suis chez eux que depuis vingt-cinq minutes. C'est effrayant, (a An<iré.) Et tu t'imagines que je vais rester?

ANDRÉ

Tu as peur de contrarier Jeanne en la privant d'un plaisir qu'elle peut bien te sacrifier.

JEANNE

Mais je ne demande pas mieux et vous savez que mon plus grand plaisir sera toujours de rester près de vous.

ANDRÉ

Il ne s'agit pas de moi, en ce moment. Vraiment, Jeanne, vous êtes maladroite.

LA BARONNE

André !

André remonte et va devant In clicniinée. JEANNE, bas, à la baronne.

Oh! ce n'est rien, madame, il m'embrassera tout à l'heure pour me demander pardon.

Kllf sort on sVssiiy.ml les yeux.

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