SCÈNE ONZIÈME
LA BARO.NNE
C'est une nièic qui sent que le bonheur de ses deux enfants est menacé et qui vous supplie de l'aider à le délendrc,
SAINT-IIICARD.
Dieu m'est témoin que je le voudrais; mais c'est impossible. Je ne peux pas livrer le secret d'un ami I
LA BARONNE
Si je vous avais demandé cela au temps où je vous plaisais?
Mais vous me plaisez loLijours... Mais je n'ai pas vieilli... mais je vous donnerais mon sang... Seulement, le devoir...
Votre devoir n'es'. -il pas de vous unir à moi, pour sauver André?
s A KN T - H I c A Pi D .
Oui, oui, ce serait aussi la mon devoir... m'unir à vous pour sauver André!... Trahir un ami pour le sauver!... je n'Iicsilerais pas... si je n'avais pas la conviction que ce serait inutile.
LA BARONNE
Gardez donc votre secret. Je le devinerai seule et je ne vous devrai rien, — c'est Jeanne que je vais inteiToger.
Non, non, restez... Madame de Lormel ne se doute de rien cL je vous dirai tout sans restriclion... André s'est follement épris d'une Américaine.
LA BARONNE
André ?
490 L'ALULETTE