SCENE PREMIERE
PROSPER
Quelle aventure !
Et... comme j'étouffais...
PROSPER
C'est horrible!
HERMINIE, baissant les yeux.
On a dégrafé mon corsage.
PROSPER
Ciel!
Estelle revient avec un habit, une cravate blanche et des gants. HERMINIE, changeant de ton.
C'est aujourd'hui la fête de mon mari, la Saint-Joseph. Y avez-vous pensé, monsieur de Virvalais?
PROSPER*
Oh! certainement.
Estelle pose lentement les divers objets sur une chaise, près de la cheminée. HERMINIE.
Mais non, mais non, pas ici.
ESTELLE, pète à sirtir **.
Je croyais...
Elle se met en devoir de reprendre le tout avec la môme lenteur. HERMINIE.
C'est bien, c'est bien, laissez cela maintenant.
Estelle se dirige vers la porte du fond.
• Prosper, Herminie, Estelle.
'* Prosper, Estelle, Herminie.
HERMINIE, à Prosper.
Vous V03'ez. (LuI montianl un biuquel S'ir la chemince.) McS fleurS
sont prêtes.
Estelle est sortie.
PROSPER, vivement ^■.
Vous VOUS êtes évanouie! Et je n'étais pas là.
HERMINIE
Heureusement! — ,1'ai failli mourir, mon ami.
Comment?
PROSPER
HERMINIE
Mais j'ai été merveilleusement soignée par un médecin, un excellent médecin, dont vous chercherez à savoir le nom. Je ne veux plus consulter que lui. Mon honneur est entre ses mains.
PROSPER
Votre honneur!
HERMINIE**
Une crise de nerfs, un bracelet égaré, une lettre perdue! — Quel exemple pour les femmes qui voudraient manquer à leurs devoirs!
Elle s'nssieil près de la table.
Mais non; ce n'est pas un exemple à donner. — Vous n'avez manqué à rien du tout.
HERMINIE
.Je détestais mon mari. J'avais besoin de le dire, je vous
* Prosper, Ilcrminio.
** Herminie, Prosper.