‹ Théâtre complet [de] Edmond Gondinet (volume 2)Chapitre 56 sur 307 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

PONTORSON, à part.

C'est elle, (atcc inquiétude.) Cette dame est jeune?

ZULÉMA

Je crois que si on lui donnait vingt-deux ans, elle les prendrait.

PONTORSON, à part.

Ce n'est pas elle. (Haut.) Jolie ?

ZULÉMA

Une taille fine.

PONTORSON, rassuré.

Pas elle du tout, très rondelette au contraire. (Haut.) Vous a-t-elle laissé son nom ?

ZULÉMA

Madame Bienassis, née Bourgueil.

PONTORSON

Tiens! mais c'est son mari qui doit venir.

ZULÉMA

Le mari n'y était pas.

PONTORSON

Il n'est pas exact, — il regarde sur les ponts, ou il fait des rébus, — Il passe sa vie à faire des rébus. — Quel singulier bureaucrate! — Ah! le voici!

BIENASSIS, entrant par la droite*.

Vingt ou trente années rangées en ligne... * Ponlorson, Bienassis, Zuléma.

PONTORSUN.

Bon!

BIENASSIS

Courent après un monsieur qui fuit devant elles en avalant un sabre.

PONTOHSON.

Mais, Bienassis....

BIENASSIS

En avalant un sabre.

Z ULÉMA, an fjnd, à droite,

La valeur....

BIENASSIS

La valeur... L'avaleur n'attend pas le nombre des années.

PONTORSON

J'ai un service important à te demander.

BIENASSIS

Dispose de moi, Ponlorson.

PONTORSON

Prends ce fauteuil.

Au miiment de s'asseoir, Bienassis court après Zuléma, qui s'en va à droite.

Mademoiselle, un serin qui joue de la clarinette sur un paratonnerre ..

PONTORSON, allant le prendre par le bras.

Il y a urgence, Bienassis, il y a urgence.

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