ACTE PREMIER
PONTORSON, à part.
C'est elle, (atcc inquiétude.) Cette dame est jeune?
ZULÉMA
Je crois que si on lui donnait vingt-deux ans, elle les prendrait.
PONTORSON, à part.
Ce n'est pas elle. (Haut.) Jolie ?
ZULÉMA
Une taille fine.
PONTORSON, rassuré.
Pas elle du tout, très rondelette au contraire. (Haut.) Vous a-t-elle laissé son nom ?
ZULÉMA
Madame Bienassis, née Bourgueil.
PONTORSON
Tiens! mais c'est son mari qui doit venir.
ZULÉMA
Le mari n'y était pas.
PONTORSON
Il n'est pas exact, — il regarde sur les ponts, ou il fait des rébus, — Il passe sa vie à faire des rébus. — Quel singulier bureaucrate! — Ah! le voici!
BIENASSIS, entrant par la droite*.
Vingt ou trente années rangées en ligne... * Ponlorson, Bienassis, Zuléma.
PONTORSUN.
Bon!
BIENASSIS
Courent après un monsieur qui fuit devant elles en avalant un sabre.
PONTOHSON.
Mais, Bienassis....
BIENASSIS
En avalant un sabre.
Z ULÉMA, an fjnd, à droite,
La valeur....
BIENASSIS
La valeur... L'avaleur n'attend pas le nombre des années.
PONTORSON
J'ai un service important à te demander.
BIENASSIS
Dispose de moi, Ponlorson.
PONTORSON
Prends ce fauteuil.
Au miiment de s'asseoir, Bienassis court après Zuléma, qui s'en va à droite.
Mademoiselle, un serin qui joue de la clarinette sur un paratonnerre ..
PONTORSON, allant le prendre par le bras.
Il y a urgence, Bienassis, il y a urgence.