SCÈNE PREMiinir
Sa passion pour moi, qui n'a rien écouté, Creuse un abinie entre elle et la société. Je lui dois bien, au moins, ma tendresse assoupie. Une faute se paie, un triomphe s'expie.
DARGIS, se lovniil et clumgeanl de Ion.
C'esl (lilTércnl, Brion.
Vous m'avez a p[ trouvé.
DARGIS, giavemont oi avec conviclion.
,Ie sais à quelle chaîne on se trouve livé,
Passant devant lui *.
Malgré soi, trop souvent, et comme une imprudence Peut lourdement peser sur l(nUe une existence. Mais votre affaire est grave.
15 Kl ON.
Oh! rien n'a transpiré.
Laurence a pour son nom un culte exagéré, Qui met une sourdine à ma bonne fortune : Je ne suis pas admis les soirs de clair de lune ; On ne peut me surprendre.
DARGIS.
En éles-vous certain
lîK ION.
Je ne mets plus les pieds dans la cité d'Anlin, Depuis que ma vertu privée est en litige. La baronne me croit à Florence. On m'oblige A mentir.
DARGIS.
Gardez donc madame de Saint-Proiiil S'il le faut, mais ailleurs, n'importe où.
Son orgueil * Brion, Dargis.
HO LES FîKVOLTKKS
CLAIRE, entrant simplenieul par l.i droil<- 'l Toy;inl son mari ssn« gurpru
Ah ! monsieur de Brion.
Vous étiez en Savoie ?
CLAIRE
Mon Dieu! non.
Non ? alors, que ni'av('7.-V()us rcril ?
CLAIRE
C'est qu'un autre projet m'a tnivcrsé l'esprit.
un ION.
Qu'êtes-vous devenue?
CLAIRE
Eh bien ! je suis restée.
RRION.
Seule?
SLZA.NNE.
Seule?
CLA IRE
Hi'las ! oui, c'est ce qui ma tenir»'. Suzanne était abs<nto ; elle revient, j'accours.
A Suzanne.
Voulez-vous me donner asile ?
SI ZANNE, aonn<:-c.