SCÈNE X
SUZANNE
Il était là.
Montrant le meuble.
BRION*
Ce soir, în dépôt ; il était sous triple couverture.
SUZANNE
Vest à vous?
BRION
Cacheté.
SUZANNE
Très peu, je vous assure.
BRION
fe consultais Dargis, qui, lui, l'aurait brûlé.
V'raiment !
BRION
Moi, je le rends.
SUZANNE
Qu'attendiez- vous?
BRION
La clé.
DARGIS, répétant.
La clé.
CLAIRE, prenant le portrait.
Remettez donc à monsieur sa relique.
SUZANNE, bas, à Claire.
Ce n'était qu'un dépôt. Mais alors tout s'explique, Ce sont des étourdis qu'il faut savoir aimer.
CLAIRE
le n'avais pas tout vu.
A Brion qui fait un mouvement pour le prendre.
Pourquoi vous alarmer?
EUe lit.
« Cette image, sous verre, insensible et pudique^
*Dargis, Brion, Claire, Suzanne.
Depuis
Doit suffire aux élans d'un amour platonique. Que suis-je donc pour vous, ingrat, depuis... »
B R I 0 N , avec aplDmb.
Mon mariage.
CLAIRE
Ah!
Quoi!
BRION
Comment je me conduis.
Vous le voyez, madame, est-ce moi qui l'invente?
SUZANNE
Que ne le disiez-vous? !
BRlON*.
Jamais je ne me vanle.
Suis-je assez innocent? j
DARGIS, se précipitant oux genoux de Suzanne et poussant Brion aux pi.'d: lie sa feuime. ;
Vous connaissez nos torts.
OLAIRE, à Suzanne, en montrant Brion et Dargis à genoux.
Je VOUS le disais bien, qu'ils étaient les plus forts.
* BrioD, Claire, Suzanne, Uargis.