SCÈNE X
SUZANNE, l'imitant.
[ous partons toutes deux.
DARGIS, allant à sa femme.
Si je vous implorais ?
CLAIRE
e n"est plus qu'un divorce amical.
BRION
Je refuse.
CLAIRE
ou s voulez me garder ?
BRION
C'est mon droit, et j'en use.
CLAIRE
renez garde, je vais tomber dans vos loisirs,
t je serai rivée à vos menus plaisirs.
iscrivez, s'il vous plait, mon nom dans leur programme ;
bus êtes prévenu, vous avez une femme.
SUZANNE, à Dargis.
[onsieur. userez-vous de violence aussi ?
DARGIS.
3 m'attache à vos pas.
CLAIRE, à Brion.
Pesez bien tout ceci :
3 vous force à porter, de janvier à décembre, 'armure des maris, une robe de chambre.
BRION
eus ne pouviez m'offrir rien de plus engageant.
CLAIRE
t puis je mangerai moi-même votre arj^ent.
BRION
'est tout ce que j'aurais demandé, ce me semble.
CLAIRE
h bien! subissons donc le bonheur d'être ensemble, ar justice.
Pour moi, madame, c'est le ciel.
CLAIRE
Allons! accomplissons notre lune de miel. Mon chapeau.
Le voici.
CLAIRE
Mes gants et ma voilette.
DARGIS, à Suzanne.
Ne voulez-vous rien?
SUZANNE
Moi!
Elle va au petit meuble.
CLAIRE
Mon bouton de manchette.
BRION, le ramassant.
Je suis resté le maître.
DARGIS, retenant Brion et lui montrant sa femme.
Ah! oui, voici l'écueil.
SUZANNE, revenant cl montrant le portrait.
Connaissez-vous cela?
CLAIRE**
Madame de Saint-Preuil !
BRION, à Dargis.
Avec le même cadre et le même sourire.
SUZANNE
Madame de Saint-Preuil, ça? que voulez-vous dire?
CLAIRE
J'avais vu ce portrait dans un autre tiroir. Chez monsieur de Brion.
• Claire, Brion, Uargis, Suzanne.
•• Brion, Uargis, Claire, Suzanne.