‹ Théâtre complet [de] Edmond Gondinet (volume 3)Chapitre 137 sur 308 · SCÈNE PREMIÈRE JOSEPH, puis CHARLY · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIÈRE JOSEPH, puis CHARLY

JOSEPH, assis à la table de droite et jouant aux cartes.

''aut-il tirer à cinq? (on sonne.) Il ne faut pas tirer à cinq.

sonne de nouveau.) Si, Si, il faUt tirer à cinq, (n va ouvrir et

re avec Charly.) Je regrette, monsieur Charly, de vous avoir : attendre.

'accepte vos excuses, monsieut^ Joseph, je vous apporte re compte. M. de Mauves est ahsent?

JOSlil'H.

A un autre je répondrais que M. le comte n'est pas encor levé, G est la consigne; à vous, je dirai que M. le coniti n'est pas rentré depuis cinq jours.

CHARLY

Kl madame de Mauves?

JOSEPH

Madame la comtesse est à Étretat avec sa grand'mère. J suis seul, et vous voyez, j'étudiais le baccara. Vous save que mon rêve serait d'entrer au club.

CHAULV.

Je le sais.

JOSEPH

Et de devenir un jour garçon des jeux comme vous,

CHARLY, écrivant.

Vous êtes ambitieux! Songez donc que le garçon des jer dans un grand cercle comme le nôtre doit avoir les reii solides. II faut un roulement de f(mds.

JOSEPH

Je vous conlie les miens.

CH AULY.

C'est-à-dire que je les reçois pour vous ôtrc agréable : ui goutte d'eau dans l'Océan.

JOSEPH

Oui, mais je ne voudrais pas les perdre.

CHARLY

Pour qui me prenez- vous?

JOSEPH

l'our un bantjuier, car vous êtes un vrai banquier!

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