SCÈNE PREMIÈRE JOSEPH, puis CHARLY
JOSEPH, assis à la table de droite et jouant aux cartes.
''aut-il tirer à cinq? (on sonne.) Il ne faut pas tirer à cinq.
sonne de nouveau.) Si, Si, il faUt tirer à cinq, (n va ouvrir et
re avec Charly.) Je regrette, monsieur Charly, de vous avoir : attendre.
'accepte vos excuses, monsieut^ Joseph, je vous apporte re compte. M. de Mauves est ahsent?
JOSlil'H.
A un autre je répondrais que M. le comte n'est pas encor levé, G est la consigne; à vous, je dirai que M. le coniti n'est pas rentré depuis cinq jours.
CHARLY
Kl madame de Mauves?
JOSEPH
Madame la comtesse est à Étretat avec sa grand'mère. J suis seul, et vous voyez, j'étudiais le baccara. Vous save que mon rêve serait d'entrer au club.
CHAULV.
Je le sais.
JOSEPH
Et de devenir un jour garçon des jeux comme vous,
CHARLY, écrivant.
Vous êtes ambitieux! Songez donc que le garçon des jer dans un grand cercle comme le nôtre doit avoir les reii solides. II faut un roulement de f(mds.
JOSEPH
Je vous conlie les miens.
CH AULY.
C'est-à-dire que je les reçois pour vous ôtrc agréable : ui goutte d'eau dans l'Océan.
JOSEPH
Oui, mais je ne voudrais pas les perdre.
CHARLY
Pour qui me prenez- vous?
JOSEPH
l'our un bantjuier, car vous êtes un vrai banquier!