SCÈNE X PIBRAC, ROGER, JEANNE
JEANNE, entrant vivement, très troublée.
Il n'est rien arrivé à M. de Mauves ?
PIBRAC
Rien, madame, absolument rien.
JEANNE
Joseph a des airs mystérieux qui m'effraient.
JOSEPH
Moi ! Madame la comtesse se trompe.
JEANNE
Mais vous aussi, monsieur de Pibrac, vous avez un air étrange.
PIBRAC
C'est mon air habituel.
JEANNE, avec surprise.
Monsieur de Savenay !
Le domestique sort.
Je VOUS prie, madame, d'excuser ma présence en ce moment. M. de Mauves m'avait donné rendez-vous.
JEANNE
On me cache quelque chose.
PIBRAC
Non, madame.
JEANNE
Vous m'affirmez que Fcrnand ne court aucun danger?
Pas le moindre; il était ici tout à l'heure.
JEANNE
Kt il ne m'a pas attendue?
PIBRAC, tr^s cmbarrnssé.
Fernand ne supposait pas que vous reviendriez si tôt.
JEANNE, se tournant à iliMni vers Savenay et avec intention.
J'ai été forcée de rentrer pour recevoir mon père qui arrivera dans quelques lieures.
Le marquis de Lui)ersac se décide à venir à Paris?
JEANNE
J'avais prévenu M. de Mauves dans mes deux dernières lettres.
ROGER
Il se pourrait, madame, qu'il n(^ les eiit pas reçues.
Les voici encore sur ce guéridon. (r;iio prond us lettres et saper-
çoil qu'elles nfi sont pas flécnclielécs . ) Ah. ROGER.
Qu"avez-vous, madame?