ACTE DEUXIÈME
Mon bon la Grézctte?
LA GRÉZETTE.
Pourquoi m'avez-vous poussé le coude, pendant que je discutais sur l'art musical, courtoisement d'ailleurs, avec le baron de Morannes?
ABEL
Vous lui souteniez que Sganarellc était un type à mettre en musique.
LA GRÉZETTE.
C'est ma conviction.
ABEL
Parce que les maris trompés sont toujours comiques.
LA GRÉZETTE.
Précisément.
ABEL
Eh bien! et lui?
LA GRÉZETTE.
Lui? (Apres avoir réfléchi.) Oh! oli! mou jeune ami, je suis désespéré.
ABEL
Je vous poussais le coude. Vous alliez toujours.
LA GRÉZETTE.
Vous auriez dû m'arréter en intervenant dans la discussion.
Oh ! moi, je ne discute jamais à table.
LA GRÉZETTE.
Pourquoi, cher ami?
ABEL
Parce que ce sont toujours ceux qui n'ont pas faim oui ont raison.