‹ Théâtre complet [de] Edmond Gondinet (volume 3)Chapitre 176 sur 308 · ACTE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME

Mon bon la Grézctte?

LA GRÉZETTE.

Pourquoi m'avez-vous poussé le coude, pendant que je discutais sur l'art musical, courtoisement d'ailleurs, avec le baron de Morannes?

ABEL

Vous lui souteniez que Sganarellc était un type à mettre en musique.

LA GRÉZETTE.

C'est ma conviction.

ABEL

Parce que les maris trompés sont toujours comiques.

LA GRÉZETTE.

Précisément.

ABEL

Eh bien! et lui?

LA GRÉZETTE.

Lui? (Apres avoir réfléchi.) Oh! oli! mou jeune ami, je suis désespéré.

ABEL

Je vous poussais le coude. Vous alliez toujours.

LA GRÉZETTE.

Vous auriez dû m'arréter en intervenant dans la discussion.

Oh ! moi, je ne discute jamais à table.

LA GRÉZETTE.

Pourquoi, cher ami?

ABEL

Parce que ce sont toujours ceux qui n'ont pas faim oui ont raison.

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