SCÈNE IX Les MÊMES, BERTHE
JOBELIN, apercevant BerUie qui parait au fond. Il va au-devant d'elle.
Ah! voici ma nièce...
BERTHE, entrant du fond avec des bretelles dans un papier; elle salue Hermance qui est remontée à son entrée.
Bonjour, madame... (Allant à Marjavei.) Monsieur Marjavel, permettez-moi de vous offrir...
JOBELIN, vivement.
L*ouvraee de ses doigts... Je l'ai vu faire...
MA lU A Y EL, qui a déployé le papier.
Une paire de bretelles... merci, chère enfant... Je vous promets de les porter tout seul!..,
JOBELIN, à pml.
Je comprends les bretelles... mais le rhum!...
BERTllE, à Ernest.
Bonjour, cousin; vous a\ez oublie \otre paletot chez mon oncle... et voici ce qui est tombé de la poche.
Elle tire l'éventail de sa poche.
IIERMANCE, à part.
Mon éventail!
ERNEST, à pan.
Petite bête!
Voyons? très joli!
ERNEST, bas, à Hermance.
Il va le reconnaître!
II E R M A N C E , de même.
Nous sommes perdus!
lii'illie roiiionte cl gagne la gauche.
MARJAVEL, prenant l'éventail à Ernest.
Ah! mon gaillard! vous laissez (rainer des éventails dani vos poches de paletot.
JOBELIN, à jiart, suivant l'éventail des yeux.
11 ressemble à celui de Mélanie.
ERNEST
Monsieur Marjavel, n'allez pas croire...
MARJAVEL.
Je crois que cet éventail appartient à une femme!... maiî ce qu'il y a de sur... c'est que ce n'est pas à la mienne.