ACTE PREMIER
HERMANCE, s'efforçanl de sourire.
Certainement...
ERNEST, nerveux et riant.
Ah! très drôle! très drôle!
JOBELIN, prenant l'éventail des mains de MarjaTcI.
Voulez-vous permettre?... (Éclatant.) Juste... je le reconnais... c'est...
TOUS
Quoi?
J 0 B E L 1 N , se maîtrisant.
C'est... c'est l'éventail d'Anne d'Autriche.
Que je viens d'acheter pour l'offrir à ma cousine Berthe.
BERTHE
A moi? Oh! que je suis contente! (sas, à Jobeiin.) Vous voyez bien qu'il m'aime.
JOBELIN
C'est incroyable.
BERTHE
Qu'y a-t-il là d'incroyable?
JOBELIN
Non, je dis : c'est incroyable comme il ressemble à celui qne j'ai donné...
BERTHE
A qui?
JOBELIN
A Anne d'Autriche!.. Ah ! je ne sais plus ce que je dis!
lîerlhe et Jobelin remontent au fonii.
MARJAVEL.
Mes amis, nous passerons notre journée ensemble, j'ai un
projet, (il sonne et aperçoit la tète de cerf, dont les cornes sont retournées et poussant un cri.) Ah!
ni. 2
TOUS
Quoi?
M A R J A V E L , à la cheminée.
On a touché à ma tête !
HERMANCE
Nonl
ERNEST
Non'
JOBELIN
Non!
MARJAVEL.
Mais si ! les cornes sont retournées du côté du mur !
JOBELIN, à pari.
Maladroit !
E RNEST, à part.
Quelle faute!
MARJAVEL, examinant la tèle qu'il a prise dans ses mains.
Ça tourne donc, ça.
HERMANCE, bas, à Ernest
Avez-vous pris mon billet?
ERNEST, bas.
Non.
HERMANCE, de même.
Nous sommes perdus !
MARJAVEL, Toyant l'ouverture qui y est pratiquée.
Tiens! ça s'ouvre, ça l'orme une petite boîte.
HERMANCE, bas, à Ernest.
Le billet n'y est plus.
ERNEST, bag.
Quelqu'un l'a pris.