SCÈNE XIII
Les Mkmes, AUBEROCHE, ,mis LA GRÉZETTE.
AUBEROCHE, rentrant.
Pas du tout. J'i'tais dans le grand monde.
ABEL
Ah! sapi'isli ! On veut vous marier?
AUBEROCHE
Mais non, ètes-vous béte ! Seulement j ai une sœur, il faut bien avoir l'air de l'accompagner. — Une foule énorme chez les Savenay et un luxe à tout casser. — J'y serais resté si j'avais pu y fumer un cigare. Vous n'allez jamais au bai, vous, papa la Grézette?
LA GRÉZETTE.
Mon jeune ami, pour aimer le bal, il faut avoir vingt ans ou être amoureux.
ABEL
Ou avoir beaucoup de décorations à montrer. Moi, je n'aime que les salons où on peut mettre les pieds sur les meubles, et Mabille, le samedi, oi^i on les met dans le plat.
Oh ! mon jeune ami !
GERVASSON.
Moi, je ne déteste pas une sauterie chez Anita. On embrasse les dames.
LA GRÉZETTE.
Oh!
On embrasse les dames! Vous me ferez inviter.
WILFRID
Ça me rappelle un mot drôle.,.
ABEL
Un autre! Tout à Theure, Wili'rid,
AUBEROCHE
Tout ù l'heure, Wili'rid.
GERVASSON.
Tout H l'heure, Wilfrid.
AUBEROCHE
Eh bien, ce soir, j'ai été épaté, ma parole d'honneur! Figurez-vous une jeune femme, jolie comme un amour, sans un bijou: rien que des Heurs naturelles, des roses rouges à demi ouvertes dans les cheveux, sur la robe, partout. Ça vous avait un galbe! — Tu aurais été content, ma vieille bique.
Et tu n'as pas demandé qui elle était?
AUBEROCHE
Je te dis que je suis resté épaté. — Mais avant demain, je saurai le nom de cette petite femme-là.
SCÈiNE XIV Les Mêmes, FERNAND.
FERNAND, qui est entrô depuis un moment.
Madame de Mauves.