‹ Théâtre complet [de] Edmond Gondinet (volume 3)Chapitre 215 sur 308 · ACTE DEUXIEME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIEME

ABEL

Vous partez, Pibrac?

PIBRAC

Oui, je pars, je vais demander pardon à ma femme.

Pibrac sort à gauclio.

ABEL

Allons donc, le voilà dans son rôle.

ROGER

Eh bien! le baccara ne commence donc pas aujourd'hui ?

MAXIME

Mais oui, le baccara? Charly ! Charly!

CHARLY, accourant.

A vos ordres, messieurs.

LE MARQUIS, revenant avec la Grézetle.

Vous êtes devenu cachottier, la Grézette.

LA GRÉZETTE.

Discret, cher ami. Voyons, le baccara!

ROGER

Ne partez pas, docteur.

LE DOCTEUR

Une seule taille, alors?

ROGER

Une seule.

AUBEROCHE

Gervasson ! Allons, Gervasson !

GERVASSON.

Mais je perds toujours, moi, c'est agaçant.

ROGER, gaîinenl.

Vous voyez, marquis, que rien n'est changé.

296 LE CLUR

LE MARQUIS

Rien. Saul' Morannes, qui a rajeuni.

LE BARON

Je n'ai plus que cela à faire, marquis ; je rajeunis par désœuvrement.

Heureux désœuvré 1 Que n'avcz-vous, comme moi, sept domaines à gouverner, quarante chevaux, soixante bœuis, huit mille moutons-?

A B E L , se rapprochant.

Et VOUS mangez lout ça ?

LE MARQUIS

Ce sont eux qui me mangent! Ils sont ruineux, ces animaux-là.

LE BARON

Taillez-vous une banque, marquis?

LE MARQUIS

J'ai juré de ne plus touciier une carie.

A BEL

Moi aussi : nous nous soutiendrons.

MAXIME

La Ixinque est aux enchères.

LA 0 RÉZETTE.

Je mets cinq louis en banque.

ROGER, riant.

Oh ! oh ! la Grézette, comme vous y allez !

AIBEROUIIE.

Cent.

MAXIM E

Deux cents.

On rit.

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