‹ Théâtre complet [de] Edmond Gondinet (volume 3)Chapitre 216 sur 308 · ACTE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME

GEIIVASSON.

Trois cents.

LE BARON

Quatre cents.

ROGER

Banque ouverte.

LE BARON

La banque est adjugée à M. de Savenay.

ROGER, à un valet.

Prévenez M. de Mauves que le baccara commence.

On s'assied à la table de baccara. Abel et le mairiiiis restent sur le devant. ABEL, au marquis.

Nous nous soutenons ?

LE MARQUIS

Oui.

LE BARON

Charly, cent louis.

WILFRID

Charly, vingt-cinq louis.

Charly, cinq.

ROGER

Faites vos jeux, messieurs.

ABEL

Que cultivez-vous à Lubersac ?

LE .MARQUIS

La vertu et les betteraves en grand.

ABEL

Vous devez bien vous ennuyer.

LE MARQUIS

Non, je suis maire de ma commune.

ABEL

Vous faites les mariages ?

LE MARQUIS

Je les fais tous.

ABEL

Avec une écharpe ?

LE MARQUIS

Certainement, avec une écharpe. Vous ne vous imaginez pas la ti'aîcheur des joues de mes villageoises.

Vous les embrassez ?

LE MARQUIS

C'est l'usage.

ABEL

Ah ! ah ! mon gaillard, on vous y prend.

LE MARQUIS

Je vous dis que c'est l'usage.

ROGER

J'en donne.

Non.

Carte.

Huit.

Sept.

Baccara.

LE MARQUIS, à Abel.

Vous êtes toujours un viveur, vous?

Ali EL.

Sans écharpe.

AUBE ROCHE

ROGER

AUIiEROCIIE.

LA GREZETTE.

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