ACTE DEUXIÈME
ABEL
Cent. Vous en mettez cent. Cent louis.
ROGER
Neuf.
LE MARQUIS, déconcerté, à Abel.
Eh bien ! j'ai perdu.
ABEL
Parce qu'elle n'est pas là. Attendez. Valet de pied.
Il va écrire au fond.
ROGER
La banque est levée.
LE BABON.
.Te la prends.
GEBVASSON.
Charly, deux cents louis.
CHABLY.
Suivez mes conseils, monsieur Gervasson, modérez-vous dans la perte et emballez-vous dans le gain.
GERVASSON.
Je ne demande pas mieux, moi.
ABEL, à Florentin.
Rue Ti'onchet, 52. Qu'on prenne une voiture. De la part du marquis de Lubersac. (au marquis.) Attendez.
LE MARQUIS
Je sens que la veine va revenir.
ABEL
Oui, je l'ai envoyé chercher.
LE BARON
Huit.
LE MARQUIS
Mais non, je perds encore. Abel!
30â LE CLUB
ABEL
Je vous dis d'attendre.
Vous êtes bon, vous ! Il faut que je rattrape mon argent.
Abel (lisparait un instant au fond.
AUBEROCHE
Charly, trois cents louis.
MAXIME
On étouffe ici.
Il va ouvrir la fenêtre.
CHARLY
Suivez mes conseils, monsieur Auberoche, modérez- vous dans la perte et emballez-vous dans le gain.
AUBEROCHE
Il est bon, lui !
ROGER, à part.
Mais où est donc Fernand ? (naut.) Cent louis.
GERVASSON, apercevant son père.
Oh ! voici papa, je ne joue ])lus, il me porte la guigne.
Il se lève.
MAXIME
Je vous prie, monsieur, de ne pas toucher les barreaux de ma chaise.
AUBEROCHE
Là! là! Maxime, calmons-nous.
LE DOCTEUR
Mais je m'enrhume, moi.
Il va fermer la fenêtre.
ABEL
Ils jouent là-bas un jeu infernal. Ils font une chouette à l'écarté. Oh! la jolie chouette!
P I R R A C , revenant.
Je suis à la porte.