‹ Théâtre complet [de] Edmond Gondinet (volume 3)Chapitre 22 sur 308 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

ERNEST, à part.

Qu'est-ce que je pouri-ais bien me mettre sur la ligure?

11 aviso un petit rideau blanc, à la fenêtre ; il le décroche, le roule et s'en fait un cacke-ncz qui monte jusqu'aux yeux.

JOBELIN, à part, en redescendant.

Il n'est pas probable que ce cocher me reconnaisse au bout d'un an... cependant la prudence exige... (AperccTant de

luneltes sur la cheminée.) LCS luncttCS de Marjavel...

Il s'applique une paire de lunettes bleues. ERNEST, après avoir pris le rideau.

J'ai ce qu'il me faut.

MARJAVEL, les regardant.

Ah çà! quelle diable de toilette fai(cs-vous là?

C'est à cause de la poussière.

JOBELIN

Je crains le soleil.

ERNEST

Et moi les courants d'air, (a part.) Que diable vais-je faire de la tringle?

BERTIIE, à Ernest.

Un cache-nez au mois d'août!...

ERNEST, bas.

Tais -toi et donne-moi le bras!

Il fourre la tringle dans son pantalon. MARJAVEL.

Pétunia! (pétunia s'avance.) S'il vient deux Alsaciens me demander, vous les ferez asseoir... sur une chaise de paille que vous irez prendre dans la cuisine... et vous les prierez de m'attendre.

PÉTUNIA.

Bien, monsieur.

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