ACTE PREMIER
HERMANCE, de même.
C'est Pétunia.
JOBELIN, à part, montrant le billet.
Comme j'ai bien lait de passer par là!
MARJAVEL, refermant la tète de cerf.
C'est très gentil... j'y mettrai des timbres-poste.
PÉTUNIA, entrant de droite.
Madame a sonné?
HERMANCE, à part.
Elle!
ERNEST, bas, à Pétunia.
Voilà vingt francs... brûle-le I
PÉTUNIA, étonnée.
Quoi?
MARJAVEL, près de la cheminée, à Pétunia.
Allez nous chercher un fiacre... un grand, nous sommes cinq.
PÉTUNIA.
Tout de suite, monsieur.
Elle sort par le fond.
MARJAVEL.
Nous allons tous aller dîner chez Doyen... c'est moi qui régale pour ma fête.
BERTHE
Ah! quel bonheur! je n'ai jamais dîné au restaurant!
ERNEST, bas, à Hermance.
Dites donc, chez Doyen... il y a des bosquets...
HERMANCE, bas.
Taisez -vous!
ERNEST, de même.
Tiens!... pour sa fête!
PÉTUNIA, rentrant un numéro de fiacre à la main. — Tous reviennent en scène.
Le fiacre est en bas... numéro 2114.
Elle le donne à Marjavel.
IIKRMANCE, ERNEST et JOBELIN, poussant un cri en entendant nommer le numéro du fiacre.
Ah ! mon Dieu !
Eh bien, quoi?
IIERMANCE.
Rien, je me suis piquée.
Je me suis mordu.
ERNEST
J'ai une botte qui me gêne.
Marjavel remonte au fond pour mettre son paUtot et lîerthc pour s'arranger. — l'otunia l'aide.
IIERMANCE, bas, à Ernest.
2U4. C'est le numéro de notre fiacre.
ERNEST, bjs.
Je le sais bien.
IIERMANCE, bas.
Il nous a reconnus.
ERNEST, de même.
Mais non!
IIERMANCE, de même.
J'en suis sûre!
ERNEST, de même.
Ah diable!
Il ERMANCE, de même.
Cachcz-Y(jus ! masquez-vous!
Elle prend sa voilette sur lu divan, et, en la pliant, s'en fait un masque.