‹ Théâtre complet [de] Edmond Gondinet (volume 3)Chapitre 231 sur 308 · ACTE TROISIÈME · texte numérisé non relu

ACTE TROISIÈME

ADRIENNE

Certainement.

MAXIME, interloqué.

Tout entier!

ABEL

Et nous ne regardons même pas s'il est bon. Quelle confiance! quelle confiance!

MAXIME, à part.

Je commence bien, moi.

GENEVIÈVE

Monsieur de Born, des photographies... Je n'ai plus que des shahs de Perse.

Voici, mesdemoiselles.

BERTHE

Monsieur de Born. des violettes.

ABEL

Voilà, voilà!

ADRIENNE

Monsieur de Born, des marguerites.

ABEL

Voilà, voilà!

GENEVIÈVE

Oh! des clients qui nous échappent.

Elles s'élancent toutes les trois dans un autre saloii. ABEL.

Ah! mon ami, je suis ravi.

MAXIME

Pas moi.

AUEL.

J'ai fait une découverte extraordinaire.

MAXIME

Laquelle?

AliEL.

J'ai découvert la jcinie fille, la vrtiie jeune fille. Je n'avais jamais vu ça, et je croyais que ça n'existait pas. — Elle est ici, mon ami, elle est ici. Je porle ses violettes, je tiens ses progi^ammes, je garde ses marguerites. Et on m'appelle M. de Boni par-ci! M. de Born par-là! avec de jeunes voix fraîches, avec de bons sourires tout simples et de jolis regards qui n'y entendent pas malice. Je suis transporté.

MAXIME

Tu es fou.

AREL.

Oui, fou! mais quelle bonne folie!

Lo docteur Uuvciso pour soi lir.

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