ACTE TROISIÈME
PIBRAC, qui vient il' entrer, d'un nii- lugubre.
Rien, mesdemoiselles, rien. Je n'ai rien, au contraire. (a I art.) .Je n'ose pas les interroger, (naut.) Madame de Pibrac est-elle ici ?
GENEVIÈVE
Madame de Pibrac n'a fait que paraître et disparaître.
PIBRAC, à part.
C'est elle! c'est elle que j'ai vue rue de la Paix, avec un jeune homme pâle et blond. Il me passe des sueurs froides.
GENEVIÈVE
Elle manquera sa vente, madame de Pibrac.
PIBRAC, à part.
Dissimulons. (Haut.) Merci, mademoiselle. Elle a dû préparer son magasin.
GENEVIÈVE
Pas trop.
PIBRAC, prenant niacUinalenient tous les objets qu'on lui présente et les entassant dans son chapeau qu'il tient à la main.
Merci, mademoiselle.
GENEVIÈVE
Il est très en désordre.
Ah! c'est là. — Merci, mademoiselle. — Elle vend des pantins. — Merci, mademoiselle. — C'est moi qui lui ai conseillé les pantins. — Merci, mademoiselle. — Ils sont très gentils. — Merci, mademoiselle. — Mais il est probable que madame de Pibrac va revenir. — Merci, mademoiselle. — Je l'attendrai. — Merci, mesdemoiselles.
GENEVIÈVE
Pardon, monsieur de Pibrac... Vous avez quinze programmes.
Vingt-cinq bouquets de violettes.
Et onze douzaines de marguerites environ.
PIBRAC
Ah! oui, il faut payer... Cela fait?
GENEVIÈVE
Dix fois quinze, plus quinze...
n EU THE.
Cinq fois vingt-cinq...
Onze fois douze multiplié par douze...
GENEVIÈVE
Trois cent soixante-quinze francs.
PIBRAC
Très bien.
Il preml une liasse de billets et leur en donne d'un air distrait. A BEL, riant.
Allez, allez toujours, c'est pour les pauvres.
GENEVIÈVE, BERTHE et ADRIENNE,
lui faisant une grande révérence.
Merci, monsieur de Pibrac.
A BEL, à Pibrac.
Avez-vous jamais vu des jeunes filles, vous?
Moi? D'abord j'ai vu ma l'emme.
ai;el.
C'est vrai; je suis bi'Io. Ah! vous ùles IitMireux, vous, Pibrac.